USG Innotiv lance un LinkedIn pour informaticiens

22/11/12 à 10:35 - Mise à jour à 10:35

Source: Datanews

USG Innotiv lance une plate-forme Internet où les informaticiens peuvent gérer et évaluer leurs compétences techniques. "SkillR permet de sonder plus profondément et d'obtenir plus de détails que LinkedIn", indique directrice générale Saskia Kinds.

USG Innotiv lance un LinkedIn pour informaticiens

USG Innotiv lance une plate-forme Internet où les informaticiens peuvent gérer et évaluer leurs compétences techniques. "SkillR permet de sonder plus profondément et d'obtenir plus de détails que LinkedIn", indique directrice générale Saskia Kinds.

La version bêta de SkillR sera mise en ligne à la fin du mois, alors que le déploiement complet est attendu pour le début de l'année prochaine. "Dans un premier temps, nous entendons attirer un millier d'informaticiens pour tester l'outil, explique Luc Van Praet, Brand Manager. Nous disposons ainsi déjà d'une masse critique avant que la plate-forme ne soit véritablement en ligne."

SkillR ambitionne de devenir une plate-forme en ligne où les informaticiens sont à même de gérer et de jauger leurs compétences techniques. "Les intéressés peuvent s'attribuer des capacités dans cinq grandes catégories : développement, test, gestion de projets, infrastructure et analyse. Ces rubriques peuvent encore être ventilées en quatre niveaux d'expertise."

Les utilisateurs sont aussi censés se donner une note de 1 à 10 en regard de chaque compétence. Le résultat final est une sorte de graphique araignée que l'on peut partager sur sa page LinkedIn ou ajouter à son CV.

Les informaticiens peuvent faire évaluer leurs expertises par des tiers ou solliciter des recommandations auprès de collègues. SkillR entend aussi être un outil de référence permettant aux utilisateurs de se comparer avec d'autres et de découvrir dans quelles niches ils doivent encore parfaire leur formation.

LinkedIn

Selon Saskia Kinds d'USG Innotiv, SkillR permet de sonder beaucoup plus profondément et d'obtenir plus de détails que LinkedIn. "Reconnaissons-le, LinkedIn se polarise aussi sur l'ajout de compétences, mais se confine à un ensemble d'éléments génériques comme les compétences non techniques ou le leadership. Nous n'avons résolument pas choisi cette voie. Par contre, tout le monde pourra replacer son profil SkillR adapté sur le "célèbre" réseau social professionnel."

La motivation pour utiliser SkillR est double. "Il est très ardu de décrire en détail les capacités réelles ou escomptées en informatique, poursuit Kinds. Il nous arrive de recevoir des CV de dix pages alors que SkillR permet d'en savoir beaucoup plus en un seul coup d'oeil. Par ailleurs, nous sommes convaincus que nous ne devons plus rechercher l'oiseau rare, mais que nous devons de plus en plus souvent former des équipes constituées d'une articulation de compétences. Facile à dire, mais difficile à concrétiser. C'est dans ce cas qu'une plate-forme comme SkillR prend toute sa valeur."

Entreprises

Au cours d'une deuxième phase consécutive au lancement de grande envergure de janvier, SkillR sera aussi proposé aux entreprises. "Elles pourront ainsi effectuer une analyse comparative de leur population informatique dans un environnement clos, poursuit-il. Attention : notre outil doit être aussi neutre et objectif que possible. Nous le commercialisons aussi comme SkillR et non sous l'appellation Matrice de compétences USG Innotiv. Nous nous adressons à tous les informaticiens et entendons éviter de véhiculer l'idée qu'un acteur commercial tire les ficelles."

Et Kinds de poursuivre : "Il y a quand même la possibilité de cocher si vous voulez être éventuellement contacté par nos services. Pour le reste, la plate-forme vit sa vie. À jouer les importuns, nous risquons en effet d'hypothéquer les chances de succès de SkillR."

Si ce projet réussit, la prochaine étape consistera à ouvrir le réseau au secteur financier et aux RH. "Le plateau technique est de toute façon déjà au point. Le seul élément à ajouter est une extension du dictionnaire des compétences, conclut Van Praet. Il va de soi qu'il existe toujours un facteur subjectif, car, en définitive, ce sont les utilisateurs qui s'attribuent des capacités, comme c'est d'ailleurs le cas sur un CV. Certains se surestiment, d'autres se sous-estiment, comme toujours... À terme, nous pourrons peut-être ajouter une interview sur les compétences, voire de petits tests. Mais attendrons-nous jusqu'au lancement ?"

En savoir plus sur:

Nos partenaires