Une ministre britannique souhaite que la police ait accès aux messages WhatsApp

27/03/17 à 12:40 - Mise à jour à 12:40

Source: Datanews

Les services de renseignements et la police doivent pouvoir accéder aux messages codés envoyés via WhatsApp. Voilà ce pourquoi plaide la ministre britannique de l'Intérieur Amber Rudd, suite à l'attaque terroriste de la semaine dernière à Londres.

Une ministre britannique souhaite que la police ait accès aux messages WhatsApp

© Wired

Le service WhatsApp qui, initialement, avait fait l'objet de critiques à cause de son manque de sécurité, est à présent montré du doigt, parce qu'il est trop sûr. Juste avant l'attentat, l'auteur de 52 ans, Khalid Masood, a utilisé WhatsApp. Ses messages ne peuvent cependant pas être déchiffrés par le service de sécurité du fait qu'ils sont entièrement cryptés. Seuls l'expéditeur et le destinataire disposent du code qui rend leurs messages lisibles.

"Avant, on recourait à la vapeur pour ouvrir le courrier ou on mettait des lignes téléphoniques sur écoute pour savoir ce que des personnes faisaient et ce, de manière légale au moyen d'un mandat judiciaire", déclare la ministre à la chaîne publique britannique. "Mais aujourd'hui, nous devons veiller à ce que nos services de renseignements aient la possibilité d'examiner des choses comme les messages cryptés Whatsapp."

Et Rudd de qualifier de ''totalement inacceptable'' le fait que les services de sécurité n'y aient pas accès. ''Il ne devrait pas y avoir un seul endroit, où des terroristes peuvent agir en secret'', a-t-elle encore ajouté. Et de lancer un appel aux entreprises technologiques pour qu'elles collaborent avec les autorités.

Dans une réaction au site web technologique Recode, un porte-parole de WhatsApp tient les propos suivants: "Nous sommes choqués par l'attaque perpétrée à Londres et collaborons avec les services de police menant l'enquête."

Les commentaires de Rudd vont dans le même sens que ceux qui visèrent Apple après une autre attaque terroriste à San Bernardino dans l'état américain de Californie en 2015. A l'époque, le FBI avait demandé à Apple de pouvoir accéder à un iPhone qui avait été utilisé par l'un des auteurs.

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