Une baisse du piratage logiciel pourrait rapporter quasiment 1 milliard d'euros à la Belgique

22/01/08 à 11:30 - Mise à jour à 11:29

Source: Datanews

L'utilisation et la vente de logiciels illégaux coûtent énormément d'argent aux entreprises et aux autorités belges. Voilà ce qui ressort d'une nouvelle étude effectuée par le cabinet d'analystes IDC à la demande de la 'Business Software Alliance' (BSA) résultant d'un accord de collaboration entre des éditeurs de logiciels qui militent pour l'utilisation de programmes légaux.

L'utilisation et la vente de logiciels illégaux coûtent énormément d'argent aux entreprises et aux autorités belges. Voilà ce qui ressort d'une nouvelle étude effectuée par le cabinet d'analystes IDC à la demande de la 'Business Software Alliance' (BSA) résultant d'un accord de collaboration entre des éditeurs de logiciels qui militent pour l'utilisation de programmes légaux.

IDC a calculé que 27% des logiciels tournant sur les PC en Belgique sont illégaux. Si ce taux de piratage diminuait de 10% d'ici 2011, cela entraînerait non seulement la création de 1.500 nouveaux emplois dans le secteur IT, mais cela pourrait aussi rapporter 680 millions EUR supplémentaires à l'industrie. Les autorités fédérales, régionales et locales pourraient à leur tour enregistrer un bonus de plus de 230 millions EUR de rentrées fiscales.

Toujours selon IDC, le marché IT belge a représenté 6,8 milliards EUR en 2007. Plus de 12.600 entreprises liées à l'IT ont réalisé conjointement 2,4% du produit national brut et ont rapporté plus de 8 milliards EUR de rentrées fiscales orientées IT. L'étude prévoit que la contribution de l'industrie IT belge s'établira à 8,3 milliards EUR d'ici 2011. D'ici là, 6.000 nouveaux emplois devraient être créés, et l'Etat pourrait subir un manque à gagner de pas moins de 9,4 milliard de rentrées fiscales par an dans ce secteur.

La contribution du secteur IT dans l'économie belge pourrait être encore nettement supérieure, selon Jacco Brand, directeur de BSA Benelux. "Si les entreprises ou les particuliers qui utilisent encore des logiciels sans licence, changeaient leur fusil d'épaule, cela aurait un gros impact sur les ventes, explique le directeur. Les fournisseurs et producteurs IT feraient donc de bonnes affaires et rechercheraient du personnel supplémentaire, ce qui permettrait à son tour à l'Etat de percevoir un surplus d'impôts."

Par ailleurs, la vente et l'utilisation de logiciels illégaux semblent être un problème qui exerce une solide influence à l'échelle européenne. Une étude précédente d'IDC indiquait qu'une réduction du taux de piratage de 10% en Europe pourrait entraîner la création de 200.000 nouveaux emplois dans la zone euro et rapporter plus de 20 milliards EUR supplémentaires de rentrées fiscales.

"En Belgique, le taux de piratage a constamment diminué d'1 à 2 pour cent au cours des années écoulées, ajoute encore Jacco Brand. Dans les pays voisins, l'évolution est similaire. Dix pour cent de moins d'ici 2011, c'est donc une valeur réaliste. Mais il faut pour cela que chacun prenne ses responsabilités."

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