Un groupe américano-japonais en pole position pour le rachat de la division des puces de Toshiba

21/06/17 à 13:38 - Mise à jour à 13:38

Toshiba a choisi le consortium formé de l'investisseur américain Bain Capital et de quelques acteurs japonais comme candidat favori pour le rachat de sa division des puces. Les investisseurs proposent en l'occurrence une solide somme d'argent, ce qui n'est pas fait pour déplaire au groupe technologique nippon en difficultés.

Un groupe américano-japonais en pole position pour le rachat de la division des puces de Toshiba

© Reuters

Selon un communiqué officiel de Toshiba, les parties intéressées envisagent de conclure un accord définitif fin juin. Des initiés avaient précédemment fait savoir à l'agence de presse Bloomberg que le consortium était prêt à débourser 2,1 billions de yens, soit quasiment 17 milliards d'euros.

Cet argent, Toshiba en a besoin pour garder la tête hors de l'eau, après la faillite de sa filiale nucléaire Westinghouse.

Voilà pourquoi le géant technologique japonais avait le 1er avril scindé sa division des puces, afin de la revendre. Il y eut pas mal d'acteurs intéressés, notamment un groupe formé de Dell, Apple et Foxconn. Pour sa part, le fabricant de produits de stockage Western Digital, qui détenait déjà la moitié de la division des puces, voulait la reprendre entièrement. Il apparut alors que Western Digital n'allait pas y arriver avec son offre, après quoi l'entreprise intenta un procès à Toshiba dans une tentative de contrer la vente en question.

La technologie des puces restera entre des mains japonaises

Jusqu'à hier, outre le consortium susmentionné, il n'y avait plus que Broadcom dans la course. Le fabricant américain de puces aurait même proposé 2,2 billions de yens. Mais Toshiba signale qu'elle considère l'offre de Bain Capital comme la meilleure, et celle-ci a donc toutes les chances de réussir.

Il était connu depuis assez longtemps déjà que Toshiba souhaitait que la propriété intellectuelle de sa technologie des puces demeure entre des mains nippones. Et le fait que la société d'investissement américaine Bain collabore avec des fonds soutenus par les autorités japonaises, a également été déterminant.

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