Un directeur de Samsung interrogé 22 heures durant suite au scandale de corruption

13/01/17 à 13:06 - Mise à jour à 13:06

A Seoul, un directeur de Samsung a été interrogé pendant 22 heures à propos d'un scandale de corruption qui touche la présidente de la Corée du Sud, Park Geun-hye. Le vice-président Jay Y. Lee est suspecté de soudoiement, annoncent des médias sud-coréens.

Un directeur de Samsung interrogé 22 heures durant suite au scandale de corruption

Lee Jae-Yong, vice-président de Samsung © Reuters

Lee aurait notamment incité des top-administrateurs de Samsung à financer des organisations douteuses gérées par Choi Soon-sil, une confidente de la présidente Park. Selon The Korea Herald, le directeur de 48 ans aurait obtenu en échange des faveurs politiques et professionnelles.

Après son audition ce vendredi matin, le vice-président a quitté le bureau des enquêteurs situé dans la capitale sud-coréenne. Lee paraissait ne pas s'être changé depuis qu'il avait pénétré la veille dans ce bâtiment. Il semble qu'il n'ait pas non plus dormi pendant les 22heures d'audition. ''Personne, ni les plaignants ni Lee, n'a pu dormir avant la fin des auditions'', a déclaré un fonctionnaire du ministère public.

Rappelons que Samsung est éclaboussée par un scandale qui tient en haleine la Corée du Sud depuis quelques mois déjà. Ce scandale implique la présidente sud-coréenne Park Geun-hye et trouve son origine dans l'influence qu'a pu exercer sa confidente Choi Son-sil sur ses décisions politiques. Choi aurait abusé de sa position de fidèle amie de Park pour convaincre d'importantes entreprises coréennes de verser des dizaines de millions de dollars à de vagues institutions, ce qui s'apparente fortement de la corruption.

Choi se serait en outre occupée d'affaires d'état et aurait eu accès à des documents gouvernementaux. Elle a été arrêtée le 3 novembre pour abus de position et fraude. Le parlement sud-coréen a décidé d'entamer une procédure de destitution à l'encontre de la présidente Park suite à une vague de protestations.

En savoir plus sur:

Nos partenaires