Un col blanc bon marché

13/11/09 à 16:00 - Mise à jour à 15:59

Source: Datanews

En pleines négociations budgétaires? Dans un bras de fer face à une nouvelle vague d'économies? L'obligation de reporter à nouveau certains projets jusqu'en 2011, voire en 2012?

En pleines négociations budgétaires? Dans un bras de fer face à une nouvelle vague d'économies? L'obligation de reporter à nouveau certains projets jusqu'en 2011, voire en 2012?

La plupart des IT managers que nous avons interrogé sur leurs budgets pour l'an prochain s'en tiennent à un niveau d'investissements IT bloqué par rapport à cette année. Certains évoquent même une légère baisse, une poignée une hausse de 10%. Souvent, ces budgets portent sur l'implémentation d'un projet de BI ou d'un ERP. Et de véritable innovation, il n'en est pas (encore) question.

Le problème est évidemment de savoir comment les budgets sont établis. Faut-il les mesurer en pourcentage du chiffre d'affaires? 1,5 à 2,5%. Ou davantage encore? Ou en fonction des effectifs? Dans les environnements industriels, le calcul n'est pas évident. Car les cols bleus ne sont en général pas pris en compte. Seuls interviennent les cols blancs, les employés, avec ou sans cravate. Et quelle est la norme par employé? Nos éminents professeurs membres du jury de l'ICT Manager Contest 2009 évoquent une médiane de 13.000 à 14.000 EUR par col blanc. Et dans les secteurs gourmands en IT, comme les institutions financières, ces montants peuvent même atteindre 25.000 EUR par employé. Dans ces secteurs, il n'est plus question de cols bleus. A moins d'avoir travaillé pour la "petite usine bleue"...

De très nombreux directeurs informatiques doivent de contenter de budgets de 8.000 à 9.000 EUR par collaborateur. Et parviennent même parfois à réaliser des miracles. Reste qu'avec de tels montants, il ne faut pas s'étonner de voir certains projets échouer. Car de 13.000 à 14.000 EUR par col blanc correspond à un peu plus de 7 EUR investis dans l'IT par heure prestée par col blanc. Pas surprenant que l'IT manager ne parvienne avec de tels montants à soutenir le business, à apporter une valeur ajoutée au métier. Le moment est donc venu de réclamer de nouveaux budgets à la comptabililité.

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