Twitter, le vilain petit canard parmi les médias sociaux

03/04/14 à 16:26 - Mise à jour à 16:26

Source: Datanews

Des entreprises comme Apple, Google et Facebook se sont engagées à faire tourner leurs centres de données entièrement sur de l'énergie renouvelable, alors que Twitter et Amazon sont les mauvais élèves de la classe.

Twitter, le vilain petit canard parmi les médias sociaux

Des entreprises comme Apple, Google et Facebook se sont engagées à faire tourner leurs centres de données entièrement sur de l'énergie renouvelable, alors que Twitter et Amazon sont les mauvais élèves de la classe. Voilà ce qui ressort d'une étude effectuée par l'organisation environnementale Greenpeace.

Une partie toujours plus importante de notre vie se passe sur internet, ce qui signifie que pour chaque vidéo, tweet ou demande amicale, il y a un serveur qui doit tourner quelque part dans le monde. Greenpeace a examiné dans quelle mesure la consommation de courant toujours plus grande de ces centres de données provient de sources d'énergie propres.

Du nouveau rapport, Click Clean, il apparaît que les centres de données utilisent sans cesse plus souvent de l'énergie propre. "Depuis la publication de notre rapport précédent en 2012, des opérateurs en vue de centres de données ont pris d'importantes mesures en vue d'un internet plus écologique. Ces entreprises se sont donc proposé de développer une plate-forme basée à 100 pour cent sur de l'énergie renouvelable", selon Greenpeace. Les plus connues de ces entreprises sont Google, Apple et Facebook.

"Ces engagements exercent un profond impact sur le monde réel: ils déplacent les investissements en charbon, gaz et énergie nucléaire vers des technologies renouvelables et rompent la stagnation des grands producteur d'électricité", déclare-t-on chez Greenpeace. C'est ainsi que Duke Energy, le principal producteur d'électricité aux Etats-Unis, a fini, sous la pression d'Apple, Facebook et Google, par ouvrir le marché pour de volumineux achats d'énergie renouvelable en Caroline du Nord.

Mauvais élèves

Apple et Facebook notamment ont effectué une formidable volte-face: jusqu'il y a peu, ces entreprises ne voulaient en effet pas rendre publique leur consommation d'énergie, pour éviter tout problème concurrentiel. Le mauvais élève de la classe, Amazon Web Services (AWS), reste lui sur cette position. "AWS, qui fournit l'infrastructure pour une partie importante d'internet, demeure l'une des entreprises les plus nuisibles et les moins transparentes dans le secteur. Elle accuse un grand retard sur ses principaux concurrents et ne fournit aucune information à propos de son empreinte énergétique à ses actionnaires. Twitter est également un vilain petit canard dans beaucoup de ces domaines."

Les opérateurs, qui optent pour l'énergie propre, ne le font depuis longtemps plus seulement pour des raisons environnementales, selon Greenpeace. "Les motivations écologiques sont manifestes depuis pas mal de temps déjà, à savoir qu'un passage rapide à l'énergie renouvelable s'avère nécessaire pour éviter les pires conséquences du changement climatique. Mais à présent aussi, les raisons économiques sont toujours plus persuasives: les coûts de l'énergie renouvelable continuent de baisser, alors que les prix de l'électricité issue des combustibles fossiles ne cessent, eux, de grimper. En outre, les clients accordent toujours plus d'attention à la durabilité."

IPS

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