Tout profit pour le client

21/04/05 à 00:00 - Mise à jour à 20/04/05 à 23:59

Source: Datanews

Ces derniers mois, la demande en consultance ICT est à nouveau dans une spirale positive.

Une demande surtout tirée vers le haut par les pouvoirs publics, les soins de santé, la production et le monde financier. Certes, il n'est pas encore question de renversement de tendance. Les carnets de commande ont beau être relativement bien remplis, les consultants n'en restent pas moins prudents: ils recherchent à nouveau des collaborateurs, mais pas en masse comme par le passé. Autre constat majeur: plus que dans le "bon vieux" temps, les consultants ICT doivent tenir leurs engagements. Le client est aujourd'hui plus mature et davantage informé, tout en posant plus clairement ses exigences. L'amélioration de la rentabilité pour laquelle le consultant est en général appelé doit être plus concrète et se réaliser à court terme. Plus question désormais de se contenter d'un rapport vague et de recommandations sans engagement - ce qui n'était pas inhabituel par le passé. Que du contraire, le client pose des exigences strictes en matière de niveaux de service. "Il est devenu bien plus difficile de travailler dans notre secteur", soupire Marc Heeren, patron de CSC Belux, dans le Spécial que nous consacrons dans ce numéro à la consultance (voir page 5 et suivantes). Du fait de l'évolution du marché - pression sur les prix, processus décisionnels plus longs, etc. - et des nouvelles exigences posées par le client, les critères en matière de recrutement de nouveaux consultants sont devenus sensiblement plus sévères. Non seulement les qualités traditionnelles (capacités d'analyse et de synthèse) sont certainement aussi importantes que par le passé, mais le consultant doit faire preuve de nouvelles compétences. Ainsi, il doit faire montre d'un sens aigu de la communication (le dialogue permanent avec le client se révèle plus important que jamais) mais aussi être familiarisé avec le secteur dans lequel évolue le client. D'autant que ce dernier refuse désormais de former les consultants à ses propres frais. Que les sociétés de consultance éprouvent aujourd'hui davantage de difficultés à recruter les bons profils montre que les critères de sélection sont devenus plus stricts. Ce qui est tout profit pour le client...

Nos partenaires