Tim Cook: "Je suis contre les portes dérobées"

02/10/15 à 13:46 - Mise à jour à 13:46

Tim Cook, le CEO d'Apple, est totalement opposé à ce qu'on appelle les 'portes dérobées' dans les logiciels, qui peuvent être abusées par des services secrets. Il a aussi lancé une pique vers son concurrent Google.

Tim Cook: "Je suis contre les portes dérobées"

© Reuters

Le directeur d'Apple a tenu ces propos dans une interview accordée à la station de radio NPR.

Cette interview portait en grande partie sur le respect de la vie privée, l'une des valeurs sur lesquelles Apple insiste tant et plus ces dernières années. L'entreprise refuse ainsi de fournir sur simple demande aux autorités américaines des informations sur ses utilisateurs. L'interviewer Robert Siegel demanda alors à Cook s'il y a des situations exceptionnelles où Apple libère des renseignements. "Si on nous le demande correctement, c'est-à-dire si on suit la filière juridique requise - d'où il ressort que nous sommes tenus de fournir des informations -, nous acceptons alors de les donner", a répondu Cook.

Il a affirmé cependant qu'Apple se range autant que possible du côté de l'utilisateur, notamment par la voie téléphonique. L'utilisateur peut alors lui-même choisir la façon de protéger ses données. Le respect de la vie privée est "un droit de l'homme fondamental", selon Cook. Apple s'oppose à l'utilisation de 'portes dérobées'. Cook: "S'il y a une porte ouverte dans un logiciel, les pirates de tous poils peuvent aussi l'utiliser."

Pour Cook, ce sont là les valeurs défendues par l'entreprise, le respect de la vie privée (ou sa violation) n'a rien à voir avec un modèle commercial, un reproche qu'il adresse à Google. Apple ne considère pas ses utilisateurs comme des produits et ne collecte pas un tas de données "pour comprendre chaque détail de leur vie", a-t-il encore ajouté. "Ce n'est pas là le coeur de notre activité."

Le CEO a évité les questions concernant l'éventuelle voiture d'Apple. Il a certes suivi les développements des voitures autonomes et électriques, mais il n'a pas voulu en dire davantage, même pas en insistant. "Avez-vous une autre question?"

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