Nuages noirs dans un ciel plus serein

26/03/04 à 00:00 - Mise à jour à 25/03/04 à 23:59

Source: Datanews

Dans le cadre du symposium de printemps Gartner de Barcelone la semaine dernière, plusieurs nuages menaçants ont assombri un ciel pourtant redevenu azur.

D'abord, les bonnes nouvelles. Le patron de Gartner, Michael Fleisher, affirme que nous sommes à la veille d'une nouvelle vague d'innovations technologiques et de croissance. Du coup, le secteur technologique devrait connaître une reprise soutenue, estime le patron du cabinet d'études. Les entreprises commencent à recentrer leur attention non plus sur les économies de coûts, mais sur la technologie et la croissance. Une vision d'ailleurs partagée par Brain Cardon, 'chief strategy officer' de Forrester, qui évoquait au CeBIT "une période de reprise au moment où la tempête s'éloigne."Mais d'où viennent alors ces nuages noirs? En fait, il semble qu'en dépit de ces perspectives encourageantes, la reprise du secteur ICT ne se traduira pas par la création de nouveaux emplois. Surtout si 25% des emplois ICT traditionnels sont 'externalisés' dans des pays comme l'Inde, la Malaisie et la Chine, prétend Gartner. La semaine dernière, nous écrivions que des entreprises belges comme Tele Atlas et Barco avaient décidé de transférer avec succès en Inde certains développements IT. Ces nouveaux pays 'émergents' peuvent faire valoir plusieurs atouts majeurs: salaires (très) bas, compétences techniques, enthousiasme, mesures d'encouragement des pouvoirs publics, etc. Et il faut bien avouer qu'on ne peut pas reprocher à ces pays de vouloir améliorer leur niveau de vie. Mais si les tâches de développement et de programmation ainsi que les centres d'appels ont déjà déplacés vers ces pays, des emplois de plus haut niveau, comme les ingénieurs logiciels, sont de plus en plus menacés. Que peuvent dès lors faire les (futurs) informaticiens? Tous les analystes sont d'accord: l'expertise technologique demeure certes importante, mais la maîtrise du métier de l'entreprise, les connaissances en gestion de projet et un sens aigu de la communication peuvent faire la différence par rapport aux emplois d'outre-mer.

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