Steve Jobs avait qualifié le créateur d'Android de "gros enfoiré arrogant"

13/11/13 à 13:30 - Mise à jour à 13:30

Source: Datanews

Steve Jobs ne portait pas le créateur d'Android, Andy Rubin, dans son coeur. Il l'avait appelé "gros enfoiré arrogant" qui tentait de copier non seulement son smartphone, mais aussi son comportement. Voilà ce que déclare Fred Vogelstein dans un nouveau livre consacré à la guerre opposant Apple et Google.

Steve Jobs avait qualifié le créateur d'Android de "gros enfoiré arrogant"

Lorsqu'Apple introduisit en 2007 le premier iPhone, Google était déjà en train de préparer son propre système d'exploitation pour smartphones: Android, d'après la startup du même nom d'Andy Rubin, qui avait été engloutie en 2005 par le géant des recherches pour quelque 50 millions de dollars. Le journaliste de Wired et écrivain Fred Vogelstein prétend dans son nouveau livre 'Dogfight: How Apple and Google went to war and started a revolution' que Rubin se trouvait dans un taxi à Las Vegas au moment où Jobs dévoila l'iPhone. Il demanda au chauffeur de se garer pour pouvoir mieux suivre le webcast, puis il dit: "Mon Dieu, je pense que nous n'allons pas lancer ce téléphone."

"Android était si... nineties" "Comme tout un chacun, nous savions qu'Apple allait annoncer un smartphone. Nous n'avions tout simplement pas imaginé qu'il serait si bon", a avoué Ethan Beard, développeur d'Android, à Vogelstein. "Ce que nous avions, avait un look si... nineties", a déclaré un autre ingénieur Android. Google décida alors de supprimer son propre software et de le postposer.
Un peu plus tard, Google est revenue à la charge avec Android, qui a vu le jour pour la première fois au HTC G1. Le software n'était pas aussi bon que celui de l'iPhone, mais il y ressemblait fortement. Steve Jobs, qui entretenait jusque là une bonne relation avec les fondateurs de Google, Larry Page et Sergey Brin, monta sur ses grands chevaux. "Tout cela est un piratage manifeste de ce que nous faisons", aurait-il lâché à propos d'Android, selon Vogelstein.

Une rencontre hostile Peu après, Jobs, le designer software de l'iPhone Scott Forstall, les directeurs de Google Larry Page et Alan Eustace, ainsi que l'inventeur d'Android Andy Rubin étaient réunis à la même table. Fred Vogelstein ne sait pas exactement ce qui s'est passé durant cette rencontre, mais la qualifie de "hostile et moche".

"Cela a pris une tournure incroyablement personnelle", a expliqué à Vogelstein un directeur d'Apple briefé par Jobs. Rubin y a accusé Jobs d'"anti-novateur", ce à quoi Jobs réagit: "Tu essaies de m'imiter: même coupe de cheveux, mêmes lunettes, même style."

Quoi qu'il en soit, Apple eut ce qu'elle voulait après cette réunion. Elle obligea Google à délaisser certaines fonctions smartphone. Qui plus est, selon Vogelstein, Jobs précisa lui-même ce qui devait disparaître d'Android et comment procéder.

"STEVE JOBS A VOLE MON BIEN" Andy Rubin était furieux que ses patrons se soient inclinés devant Steve Jobs. Après la réunion en question, il afficha un panneau à la porte de son bureau avec ces mots: "STEVE JOBS A VOLE MON BIEN".

Rubin affirmait disposer de suffisamment de preuves pour démontrer qu'Apple n'avait pas inventé les choses qu'elle affirmait avoir imaginé. Rubin envisagea alors de quitter Google, mais ne le fit pas. Plus tard, certaines fonctions interdites par Jobs furent néanmoins intégrées dans Android, ce qui conduisit à une véritable guerre de brevets.

A long terme, tant Android qu'Apple se sont distingués: le système d'exploitation de Google est le numéro un du marché, alors que l'iPhone s'avère extrêmement rentable.

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