"Shell et Philips mécontents de T-Systems"

04/01/11 à 12:19 - Mise à jour à 12:19

Source: Datanews

Le rendement de T-Systems serait insuffisant chez Shell et Philips.

"Shell et Philips mécontents de T-Systems"

Le rendement de T-Systems serait insuffisant chez Shell et Philips.

En avril 2008, T-Systems signait avec Shell un contrat quinquennal, aux termes duquel l'entreprise fournirait des services d'hébergement et de stockage au groupe pétrolier au niveau mondial. Ce contrat avait une valeur d'un milliard d'euros. Fin 2009, l'entreprise Koninklijke Philips Electronics s'associait elle aussi avec T-Systems pour la fourniture de services de centres de données et d'infrastructures SAP sur base de l'informatique dans le nuage (cloud computing). Ces gros contrats de sous-traitance s'inscrivaient dans la stratégie internationale du directeur de T-Systems, Reinhard Clemens. Ce dernier souhaite en effet que son entreprise accueille davantage de multinationales européennes parmi sa clientèle et soit moins dépendante du chiffre d'affaires de son pays d'origine, l'Allemagne.

Selon le journal allemand Handelsblatt, T-Systems ne tient pas ses promesses dans la pratique. L'entreprise serait parvenue à empocher les contrats grâce à des prix avantageux et à des promesses d'économies. Mais dans la pratique, le fournisseur de services ICT éprouve des difficultés à livrer des services standard économiques et à utiliser de manière efficiente les informaticiens repris.

Le journal d'affaires allemand cite plusieurs analystes qui affirment que la filiale ICT de Deutsche Telekom est trop peu expérimentée pour exécuter sans problème ce genre de gros contrats internationaux. Un porte-parole a reconnu qu'il a été question de 'quelques escalades', mais évoque plutôt des petits ratés au démarrage qui arrivent assez souvent lors du passage à un autre fournisseur ICT.

La migration et la consolidation de l'environnement IT de Shell vers la plate-forme Dynamics Computing (telle est l'appellation de l'offre de services cloud de T-Systems, ndlr) s'avèrent complexes et dureront entre deux et trois ans.

En collaboration avec Computable

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