Saisie de voitures du service de taxi 'mobile' Uber à Bruxelles

06/03/14 à 12:23 - Mise à jour à 12:23

Source: Datanews

A Ixelles, des voitures du service de taxi alternatif Uber - que l'on peut appeler pour une course dans Bruxelles depuis la semaine dernière par le truchement d'une appli pour smartphone - ont été saisies. Les véhicules et leurs chauffeurs ne satisferaient pas à la législation bruxelloise.

Saisie de voitures du service de taxi 'mobile' Uber à Bruxelles

Uber est un service de taxi 'mobile' par lequel vous pouvez appeler et payer via une appli pour smartphone un chauffeur personnel non-professionnel. Le service a été lancé d'abord dans 68 villes, dont Paris, Berlin et Amsterdam, avant de démarrer la semaine dernière à Bruxelles sous l'appellation UberPOP, une version allégée d'Uber. Lors de son lancement, UberPOP comptait une douzaine de chauffeurs dans la capitale belge.

Après que les services de taxi classiques bruxellois aient émis des critiques vis-à-vis d'Uber, la ministre des Transports, Brigitte Grouwels (CD&V), a fait à présent saisir deux voitures d'Uber à Ixelles. Elle exige aussi qu'Uber, qui a été mis en demeure, cesse immédiatement son service, parce que les véhicules et les chauffeurs ne satisfont pas à la législation bruxelloise. Voilà ce qu'on a pu lire d'abord dans La Dernière Heure et qui a été ensuite confirmé par Grouwels elle-même à Brussel Nieuws.

Uber n'a cependant pas encore interrompu son service à Bruxelles et déplore les actions de Brigitte Grouwels. "La semaine dernière, nous avons reçu de nombreuses réactions positives et ce, tant des candidats-chauffeurs que des personnes qui étaient en quête de solutions de transport alternatives à Bruxelles", déclare la porte-parole d'Uber, Susanne Stulemeijer, dans le journal De Tijd. Elle indique également qu'un service similaire tel Djump fait la même chose qu'UberPOP à Bruxelles et n'a pas encore connu le moindre problème avec les autorités - ce qui a été confirmé par Djump même sur Twitter.

"Nous soutenons nos chauffeurs et sommes activement occupés à étudier les fondements juridiques", poursuit Stulemeijer. Un dirigeant d'Uber a confirmé que le service de taxi interviendra juridiquement en faveur des chauffeurs concernés.

Dans d'autres villes où Uber est actif, le service de taxi connaît également pas mal de problèmes. C'est ainsi qu'à Paris, les vitres de voitures d'Uber ont déjà été brisées et que certains véhicules ont été badigeonnés de colle.

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