rara.com, cinquième service de diffusion musicale

13/12/11 à 12:25 - Mise à jour à 12:25

Source: Datanews

Après Deezer, We7, Spotify et Simfy, voici que rara.com lance aujourd'hui aussi un service de diffusion musicale en Belgique. Mais y a-t-il encore de l'espace pour un cinquième acteur? "Spotify et Deezer sont conçus pour les music freaks", déclare Tim Hadley, directeur général de rara.com. "Avec rara.com, nous ciblons le grand public, les 80 pour cent de personnes qui n'ont encore jamais payé pour bénéficier de la musique en ligne." C'est comme s'il pleuvait des services de streaming (diffusion musicale) ces derniers jours. Deezer vient en effet à peine de démarrer que voici déjà un nouveau service qui se présente. L'entreprise britannique rara.com lance aujourd'hui même son service dans 18 pays à l'échelle mondiale, dont en Belgique et aux Pays-Bas. Comment ce service va-t-il se distinguer de la concurrence? "Nous nous concentrons sur les canaux musicaux et disposons d'un modèle tarifaire plus intéressant que les autres", explique Tim Hadley.

rara.com, cinquième service de diffusion musicale

Après Deezer, We7, Spotify et Simfy, voici que rara.com lance aujourd'hui aussi un service de diffusion musicale en Belgique. Mais y a-t-il encore de l'espace pour un cinquième acteur? "Spotify et Deezer sont conçus pour les music freaks", déclare Tim Hadley, directeur général de rara.com. "Avec rara.com, nous ciblons le grand public, les 80 pour cent de personnes qui n'ont encore jamais payé pour bénéficier de la musique en ligne." C'est comme s'il pleuvait des services de streaming (diffusion musicale) ces derniers jours. Deezer vient en effet à peine de démarrer que voici déjà un nouveau service qui se présente. L'entreprise britannique rara.com lance aujourd'hui même son service dans 18 pays à l'échelle mondiale, dont en Belgique et aux Pays-Bas. Comment ce service va-t-il se distinguer de la concurrence? "Nous nous concentrons sur les canaux musicaux et disposons d'un modèle tarifaire plus intéressant que les autres", explique Tim Hadley.

Selon le directeur, il y a comme un problème au niveau de l'expérience d'utilisation sur Spotify et Deezer: "Quand vous parcourez les 'playlists' de ces plates-formes, c'est comme si vous naviguiez dans des tableurs Excel. Si vous n'êtes pas un authentique music freak, vous ne pouvez qu'être déçu. Avec rara.com, nous privilégions la facilité. Notre interface utilisateur est très visuelle avec pas mal de matériel photos et 6 à 8 boutons seulement sur une page."

"Au lieu de nous focaliser sur la boîte de recherche et sur de longues listes de chansons, nous mettons davantage l'accent sur différents canaux dans un environnement de type 'Metro' (Windows 8, ndlr.)", poursuit Hadley. "Les utilisateurs doivent simplement cliquer sur ce genre de canal, et ils sont partis, comme s'ils allumaient la radio. Ce qui est très intéressant, c'est que ces canaux et 'playlists' sont gérés par des artistes. Le chanteur et créateur de chansons Imogen Heap notamment, qui a déjà remporté quelques Grammy Awards, est curateur d'un canal sur rara. Un label de qualité!"

Autrement dit, rara.com n'entend pas être une simple alternative à iTunes ou Spotify, mais plutôt un complément. "Sur ces autres plates-formes, l'on trouve des gens qui savent précisément ce qu'ils veulent entendre. Mais tel n'est pas le cas de tout un chacun. Avec rara.com, nous ciblons le grand public qui écoute traditionnellement la radio et achète encore des CD. Nos concurrents visent tous les mêmes 20 pour cent du marché. Nous, nous ciblons les 80 pour cent de personnes qui n'ont encore jamais payé pour de la musique en ligne, y compris les 60 pour cent qui ne connaissent pas encore la musique numérique en ligne."

Modèle tarifaire

Pour ce qui est des prix, rara.com est évidemment 'différent des autres'. "Notre service n'est que payant", ajoute encore Hadley. "Je sais que les plates-formes concurrentes proposent aussi des services gratuits et travaillent avec de la publicité, mais ces messages publicitaires ne leur permettent pas de rentrer dans leurs frais. Spotify est actuellement en déficit. Nous voulons éviter une telle situation. En outre, si vous voulez utiliser Deezer et Spotify sur votre appareil mobile, vous devez de toute façon plonger la main dans votre portefeuille."

Pour son modèle, rara.com s'est tourné vers les producteurs TV et les éditeurs. "Nous appliquons la formule 'discounted introductory subscription'", déclare Hadley, "tout comme The Economist et Netflix. Au cours des trois premiers mois, nos clients verseront 0,99 euro par mois, après quoi rara.com coûtera 4,99 euros par mois. Si, à côté de l'accès PC, vous souhaitez aussi un accès mobile sur votre appareil Android, rara.com reviendra à 1,99 euro durant les trois premiers mois, puis 9,99 euros."

Le nouveau venu estime qu'il pourra attirer et convaincre pas mal de clients avec ce modèle tarifaire: "Spotify a mis 3 ans pour s'attirer 2,5 millions d'utilisateurs payants. Nous atteindrons ce nombre nettement plus rapidement, ne serait-ce que parce nous démarrons dès aujourd'hui sur 18 marchés différents, dont les Etats-Unis et la Grande-Bretagne."

HP

Sur ce dernier point, Hadley pourrait bien avoir raison, car rara.com est le partenaire exclusif du plus grand fabricant mondial de PC, HP. "Désormais, HP préinstallera rara.com sur tous ses PC, soit quelque 16 millions par an. Cela va compter en termes de portée. Pourquoi rara.com n'est-il actuellement disponible que pour les appareils mobiles tournant sur Android? Rara pour iOS arrivera très vite, et nous déploierons aussi le service sur d'autres plates-formes."

Tout comme ses grands concurrents, rara.com a déjà conclu des accords avec les quatre grandes sociétés discographiques et avec un grand nombre d'acteurs plus modestes. Son catalogue compte actuellement 10 millions de chansons et l'objectif est d'en ajouter encore très rapidement. La britannique Omnifone, qui fournit notamment des services musicaux dans le nuage aux ISP, marques automobiles et entreprises telles RIM et Sony, est le fournisseur 'back end' de rara.com.

Le site belge de rara.com sera accessible tant en français qu'en néerlandais et proposera aussi du contenu local. D'ici la fin de 2012, l'empreinte globale de l'entreprise devrait au moins avoir doublé. Le service démarrera officiellement aujourd'hui à 14 heures.

www.rara.com


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