"Que Q vienne s'expliquer au sein d'une commission déontologique!"

01/04/11 à 13:36 - Mise à jour à 13:36

Source: Datanews

Que le ministre de l'entreprise et de la simplification Vincent Van Quickenborne (Open VLD) vienne donc justifier au sein d'une commission déontologique son support à 'Votre entreprise en ligne', l'initiative commerciale de Belgacom, bpost et Google en vue d'aider à créer gratuitement un site web pour les PME. Voilà ce que déclare Peter Dedecker, parlementaire N-VA, dans une réaction à cette initiative. Grâce à Votre entreprise en ligne, les PME pourront disposer d'un site web gratuit et le garder en ligne pendant six mois. Concrètement, cette offre comprend l'hébergement du site web, un nom de domaine et le logiciel de création du site web par Belgacom, un bon Google AdWords d'une valeur de 100 euros et une ristourne commerciale de 50 pour cent sur les envois e-commerciaux par bpost.

"Que Q vienne s'expliquer au sein d'une commission déontologique!"

Que le ministre de l'entreprise et de la simplification Vincent Van Quickenborne (Open VLD) vienne donc justifier au sein d'une commission déontologique son support à 'Votre entreprise en ligne', l'initiative commerciale de Belgacom, bpost et Google en vue d'aider à créer gratuitement un site web pour les PME. Voilà ce que déclare Peter Dedecker, parlementaire N-VA, dans une réaction à cette initiative.

Grâce à Votre entreprise en ligne, les PME pourront disposer d'un site web gratuit et le garder en ligne pendant six mois. Concrètement, cette offre comprend l'hébergement du site web, un nom de domaine et le logiciel de création du site web par Belgacom, un bon Google AdWords d'une valeur de 100 euros et une ristourne commerciale de 50 pour cent sur les envois e-commerciaux par bpost.

"Il va de soi que je ne peux que souscrire, voire encourager le but de l'initiative qui est d'attirer davantage d'entrepreneurs sur le web et de stimuler l'e-commerce", explique Peter Dedecker, "mais la question est ici de savoir s'il est permis que le ministre serve d'enseigne aux trois entreprises concernées et fasse de la publicité, comme Kim Clijsters le fait pour Alpro Soya. Outre Google et les deux entreprises d'état belges, notre pays recense en effet encore tout un éventail d'entreprises petites, moyennes et grandes qui fournissent également des services en matière d'hébergement, de développement et de promotion de sites web et de plates-formes de vente en ligne."

Dedecker: "Si le ministre, comme il l'annonce sur Twitter dans un petit film et dans une réponse publique à une plainte d'une entreprise d'hébergement, va également faire de la publicité pour toute autre entreprise d'hébergement ou de développement, ne le verra-t-on pas alors bientôt aussi sur les sites web de Nucleus, Priorweb, Openminds, Netlash et d'autres? Et pourquoi ne pas alors aussi le voir faire la promotion des services de One Agency, pour ne citer qu'elle, sur les panneaux publicitaires le long de nos routes? Ou va-t-il faire de la réclame pour d'autres produits encore, comme des torchons à microfibres ultra-high-tech par exemple, en compagnie ou non de l'ex-Miss Belgique, Tanja Dexters? Quelle sera la limite?"

Le parlementaire, qui représente la N-VA au parlement fédéral, suggère donc qu'une distinction claire soit établie entre une initiative neutre, dans laquelle plusieurs entreprises peuvent s'associer, une initiative commerciale de la part d'une seule et même entreprise, ou, comme dans ce cas, une initiative résultant d'un accord de collaboration commerciale entre trois entreprises.

"Ce projet est si commercial qu'il ne prévoit même pas le transfert du site web, ce qui fait que le client ne peut rien faire d'autre au terme des 6 mois que rester où il est", ajoute encore Dedecker, "je me demande dans quelle mesure un ministre de l'entreprise peut cautionner ce genre de chose. Tout comme André Denys, du même parti que Q, l'avait déclare lors des escapades Volvo de la ministre de l'époque, Mieke Vogels (Groen!), je trouve que c'est du ressort d'un organe indépendant, une commission déontologique. Je vais donc demander que cette affaire soit débattue lors de la conférence des présidents et que le ministre vienne se justifier au sein de cette commission déontologique."

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