Quand le 'facility manager' menace le CIO

14/03/07 à 00:00 - Mise à jour à 13/03/07 à 23:59

Source: Datanews

Beaucoup d'organisations choisissent de regrouper leur département IT et leur service technique. Mais qui doit-il diriger ce nouveau département et pourquoi?

Avant, tout était simple. Il y avait un département IT, un département télécom et le service technique, chacun ayant ses tâches propres. Les nouvelles technologies provoquent cependant toujours plus souvent une imbrication de ces tâches. C'est ainsi que tant l'IT-manager que le 'facility manager' (FM) sont à présent impliqués en cas de problèmes d'alimentation et de refroidissement dans les centres de données. Autre exemple: la communication IP. Est-elle de la responsabilité des télécoms ou de l'IT? Les deux ont leur mot à dire.Comme pour amplifier encore davantage cette lutte de compétences, nombre d'entreprises décident de réunir leurs services technique et IT en un seul et même département. Reste à déterminer - et ce n'est pas le plus simple - qui va diriger le département ainsi centralisé: le 'facility manager' (FM) ou le 'chief information officer' (CIO)?Les spécialistes ne sont pas d'accord entre eux. Beaucoup estiment que la fonction de 'chief facilitating officer' convient à quelqu'un de technique. Les FM auraient en effet souvent une meilleure connaissance et une plus grande expérience organisationnelle que leurs collègues de l'IT. D'autres pensent par contre que l'IT-manager est la personne la plus à même de prendre les rênes de ce département fusionné car il aurait une meilleure vision globale: de la téléphonie jusqu'à la reprise après sinistre.Lennart Harpe de l'entreprise néerlandaise Humanagement et spécialiste en matière de convergence des composantes d'entreprise: "Un manager d'un tel département fusionné doit en tout cas être un généraliste. Il ne doit pas forcément être un 'facility manager' ou quelqu'un de l'IT, pour autant qu'il soit un bon dirigeant. Il peut donc s'agir aussi de quelqu'un du métier ('business'). En outre, il est important qu'il y ait de bons accords réciproques à propos de qui sera habilité et responsable de quoi. Du point de vue de la gestion des risques, il convient en effet toujours d'éviter que les responsabilités soient rejetées sur d'autres."

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