Plus de plaintes en matière de confidentialité depuis la fuite à la SNCB et l'affaire Snowden

11/03/14 à 13:51 - Mise à jour à 13:51

Source: Datanews

La fuite de données à la SNCB a généré l'an dernier à elle seule quasiment autant de dossiers de plainte que durant toute l'année 2012. Les révélations de Snowden font aussi en sorte que les citoyens tirent plus rapidement la sonnette d'alarme de la confidentialité.

Plus de plaintes en matière de confidentialité depuis la fuite à la SNCB et l'affaire Snowden

La fuite de données à la SNCB a généré l'an dernier à elle seule quasiment autant de dossiers de plainte que durant toute l'année 2012. Les révélations de Snowden font aussi en sorte que les citoyens tirent plus rapidement la sonnette d'alarme de la confidentialité. Voilà ce qu'a indiqué Willem Debeuckelaere, président de la Commission vie privée, à MO.

En 2012, l'on apprenait que les données d'au moins 700.000 clients de la SNCB-Europe étaient disponibles sans protection sur le site web du département de la SNCB en charge du transport international des voyageurs.

'Je suis mis sur écoute'

La Commission vie privée a en 2012 traité 2.896 dossiers de plainte, dont 303 plaintes formelles. Ces chiffres relatifs à 2013 ne seront publiés qu'en mai, mais rien que la fuite de données à la SNCB a généré pas moins de 2.800 plaintes. "Mi-janvier, nous avions déjà quasiment dépassé le nombre de 2012. Mais cela n'est évidemment guère significatif. Un second phénomène qui a eu un impact l'année dernière, ce sont les révélations de Snowden. Depuis lors, l'on observe que les citoyens prennent plus facilement contact avec nous en déclarant: 'Je suis mis sur écoute'."

Au cours de l'entretien, Debeuckelaere évoque aussi le cas d'un hôpital qui examine les profils sur Facebook pour évaluer la solvabilité de patients, principalement dans des dossiers d'interventions esthétiques ou de médications non remboursables.
'Police de confidentialité'

Parmi les autres fuites de données connues, il y eut notamment le cas d'une banque de données amateur que des collaborateurs d'une instance juridique belge avaient créée pour leur propre usage, mais l'on décela aussi des fuites chez JobAt, chez le fournisseur internet bruxellois VOO et (à un plus faible niveau) à la Défense.

La Commission vie privée a actuellement envoyé deux de ses collaborateurs en stage à l'étranger dans le but de lancer bientôt une "police de confidentialité" qui rechercherait activement les infractions. (Belga/MI)

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