Pas piquée des vers, la nouvelle extension .vla

04/11/08 à 11:20 - Mise à jour à 11:19

Source: Datanews

Si le gouvernement flamand veut faire enregistrer une extension internet propre, cela lui coûtera au minimum 210.000 euros.

Si le gouvernement flamand veut faire enregistrer une extension internet propre, cela lui coûtera au minimum 210.000 euros.

ICANN, l'instance qui gère le système des noms de domaine au niveau mondial, a décidé en juin d'assouplir les limites à l'attribution de gTLD ('generic top level domain names'). Un peu plus tard, Kris Peeters (CD&V) a répondu positivement à une demande du parlementaire de la N-VA, Mark Demesmaeker, quant à une demande d'extension de domaine flamande. Le ministre-président pencherait lui aussi pour un suffixe .vla ou .flanders.

Mais avant d'aller plus en avant, les politiciens feraient bien de réfléchir à certaines choses bien concrètes, comme par exemple le prix d'une telle initiative. Durant la conférence ICANN qui se tient cette semaine dans la capitale égyptienne du Caire, on a pu découvrir un document mentionnant un prix de départ de 150.000 euros par nouvelle extension de domaine.

Les parties intéressées doivent payer cette somme immédiatement lors de la remise du dossier. Lorsqu'une demande n'est pas retenue après un premier examen et qu'une révision du dossier s'avère nécessaire, il faut compter 40.000 euros de plus. Et une fois l'extension de domaine approuvée par ICANN, l'instance demande encore un montant annuel de 60.000 euros pour la gestion de cette extension.

Certes, ces prix sont encore soumis à discussion par la communauté internet, mais ICANN part quand même du principe que l'ouverture des gTLD doit être entièrement 'self funding'. Par ailleurs, on est encore absolument nulle part après avoir déboursé les 210.000 euros en question car pour une éventuelle extension .vla, il y a encore pas mal d'autres étapes à franchir. "D'abord, il faut évidemment élaborer soi-même le dossier à soumettre à l'ICANN, un processus qui peut prendre plusieurs mois", explique le spécialiste juridique Bart Lieben.

"Ensuite, une organisation doit être créée qui exploitera .vla ou .flanders, et il convient aussi de mettre en oeuvre une infrastructure 'name server' technique. Et tous ces points peuvent encore grever sérieusement le coût. Il est malaisé de fixer un montant total car il est fortement dépendant des desiderata du gouvernement flamand."

La durée au cours de laquelle les nouveaux dossiers peuvent être introduits, sera probablement limitée à deux mois. L'on s'attend à ce que le coup d'envoi soit donné en mai ou en juin 2009. Cela signifie donc que le gouvernement flamand (ou n'importe quel autre parti) devra faire vite pour finaliser son dossier.

On ne sait pas encore si un second tour de demandes suivra car cela dépendra fortement du nombre de dossiers déposés au premier tour et des difficultés qui iront de pair. A titre indicatif, il a fallu cinq années pour organiser le prochain tour. On pourrait donc parfaitement attendre encore cinq autres années avant d'organiser le suivant.

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