Optimiste, mais pas trop

04/06/03 à 00:00 - Mise à jour à 03/06/03 à 23:59

Source: Datanews

L'informaticien est quelqu'un d'optimiste. Les choses se gâtent pourtant depuis deux bonnes années dans son secteur, mais il n'a absolument pas perdu confiance.

Voilà ce qui ressort des résultats de notre enquête salariale annuelle, à laquelle pas moins de 1500 lecteurs ont participé et dont vous trouverez un résumé à la fin de ce numéro. D'ailleurs, la plupart des informaticiens ont suffisamment de raisons d'entrevoir l'avenir avec le sourire. Quasiment la moitié des participants ont en effet répondu que leur entreprise pratique aujourd'hui encore une politique de hausse salariale. 8 pour cent seulement des participants ont mentionné une réduction de leur enveloppe salariale (salaire plus avantages), et 48 pour cent ont même vu cette enveloppe gonfler. En dehors de nos frontières également, les nouvelles concernant les salaires ICT sont positives. Une étude réalisée par le Meta Group indique que, l'an dernier, les salaires des informaticiens ont augmenté, alors qu'une autre étude effectuée par le groupe de recrutement Robert Walters en Grande-Bretagne évoque une remontée des salaires d'ici la fin de l'année. Permettez-nous cependant d'apporter un bémol à cet optimisme. Le fait est que le nombre d'emplois d'informaticiens continue de chuter et aussi longtemps que cette tendance persistera, il s'agira d'être prudent. Aussi longtemps que l'on a du travail, l'impact de la crise dans le secteur semble relativement limité, mais c'est bien plus grave lorsqu'on se retrouve sur la touche. Voyez ce qui se passe aux Etats-Unis. Un informaticien aurait actuellement besoin de six mois en moyenne pour trouver un noubel emploi, contre environ deux semaines précédemment... Chez nous, l'informaticien ne se voile pas non plus la face. Ernst & Young a réalisé une étude aux Pays-Bas qui révèle qu'un informaticien sur trois serait prêt à accepter une réduction salariale si cela devait garantir son emploi ou son entreprise. Il est quand même étonnant de constater que chez nous, il ne peut être question pour plus de 60 pour cent des informaticiens d'accepter éventuellement une voiture de fonction plus petite...

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