ODIQ analyse le trafic avec Google Maps

20/11/17 à 13:12 - Mise à jour à 13:12

Comment se fait-il que vous vous retrouviez bloqué à un certain endroit dans la circulation ? Et combien de voitures passent-elles à cet endroit ? Avec ODIQ, la start-up anversoise Localyse offre aux administrations communales et autres entreprises de chantier des informations précises à ce sujet, le tout grâce à Google Maps.

ODIQ analyse le trafic avec Google Maps

© Localyse

Google Maps représente une mine d'or d'informations, estime Chris Hoogwys, CEO de Localyse. "Où y a-t-il des embouteillages, quelle est la densité du trafic, etc. Autant de questions auxquelles il est possible de trouver une réponse et qui constitue une source d'informations inestimable pour les administrations publiques et les entreprises de travaux."

Sur la base de ces données, Localyse proposait depuis 2012 des solutions sur mesure pour ce type de clients en Belgique et aux Pays-Bas, mais en a désormais tiré un outil 'one size fits all'. "Nous avons regroupé les principales fonctions que nous offrions à la commune d'Ede et à la ville de Breda en un seul outil, ODIQ, pour le mettre à la disposition d'autres clients."

Fluidifier le trafic

ODIQ fonctionne comme une solution SaaS et se révèle donc conviviale. "Le client achète une licence par utilisateur, puis des blocs de consommation complémentaires en fonction du nombre de kilomètres qu'il souhaite analyser, précise Hoogwys. Ceux-ci permettent de voir non seulement les flux complets dans le temps, mais aussi les retards et la vitesse réelle du trafic à un moment précis. Ces données sont aussi affichées sous forme graphique, une sorte de carte de chaleur, ce qui permet de visualiser les zones à problèmes potentiels. Ainsi, il est possible de voir clairement qu'un feu de signalisation qui passe toutes les 30 secondes du vert au rouge peut provoquer un ralentissement spécifique. Du coup, il est possible d'intervenir pour laisser le feu au vert durant 45 secondes par exemple, ce qui pourrait améliorer la fluidité du trafic. Mais il y a bien d'autres applications possibles. Ainsi, tout fournisseur d'énergie ou entreprise qui procède à des travaux sur la voie publique doit pouvoir prouver par une étude qu'elle limitera les nuisances au niveau du trafic. Or de telles mesures exigent un matériel très lourd, comme des boucles de comptage. Mais grâce à ODIQ, plus besoin. Avec de sérieuses économies à la clé."

Ces derniers mois, Localyse a fait tester ODIQ par Bam Infra Benelux, la ville de Breda, Traffic Service Nederland et une division du Nederlandse Rijkswaterstaat. "Leur feedback nous a permis d'encore améliorer l'outil et nous a permis de présenter désormais une version commerciale, ajoute Hoogwys. La ville de Namur est ainsi devenue notre premier client, tandis que nous ambitionnons de décrocher cette année encore de 50 à 60 nouveaux clients. Pour ce faire, nous allons lancer une grande campagne de marketing auprès des administrations locales, tout en faisant de la vente directe. De même, notre partenariat avec Google Maps devrait nous apporter de nouveaux clients. Et comme les données de Google Maps sont transfrontalières, nous pouvons très bien déployer notre outil dans d'autres pays. Notre ambition est donc bien de devenir mondial."

Hoogwys a fondé Localyse avec Dirk Lambrechts de Geo Square, et a obtenu pour ce faire le soutien de Cronos Group, le holding qui chapeaute celle-ci. "Ils ont avancé 65 % de l'investissement, surtout en mettant à notre disposition du personnel et des locaux. Ce faisant, nous avons pu démarrer rapidement et être bénéficiaires après un an seulement. Notre chiffre d'affaires double chaque année, soit 2,5 millions € l'an dernier pour 4 à 5 millions € prévus cette année. Nous souhaitons désormais nous étendre au reste de l'Europe sur fonds propres. En octobre, nous ouvrons un bureau en Suisse et si tout va bien, nous devrions nous implanter aussi en France et en Espagne au 2e trimestre de 2018."

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