Nouveau classement des superordinateurs: la Chine en tête

Le Sunway TaihuLight demeure provisoirement le superordinateur le plus rapide au monde © DN
Pieter Van Nuffel Journalist DataNews

La Chine continue de mener la danse au classement des superordinateurs les plus rapides. Voilà ce qui ressort de la liste TOP500 récemment publiée. Sur les dix superordinateurs les plus véloces, il n’y en a aucun dans un pays de l’UE, mais la situation pourrait changer à l’avenir.

Avec une capacité de calcul de 93 péta-flops, le ‘Sunway TaihuLight’ du centre informatique national chinois de Wuxi laisse encore et toujours la concurrence loin derrière lui. Le premier superordinateur chinois sans technologie américaine trône à la première place depuis l’année dernière déjà.

Les Etats-Unis hors du top trois

La deuxième place est également occupée par la Chine. Le ‘Tianhe-2’ se caractérise par une capacité de 33,9 péta-flops. Et le troisième superordinateur le plus rapide se trouve en Suisse: il s’agit du ‘Piz Daint’ qui a reçu une mise à niveau fin de l’an dernier et qui dispose désormais d’une puissance de calcul de 19,5 péta-flops. Il en résulte que le superordinateur le plus puissant des Etats-Unis se retrouve en quatrième position. C’est la première fois depuis 1996 qu’aucun superordinateur américain ne figure dans le top trois mondial.

Les superordinateurs prennent une place toujours plus prépondérante dans l’économie, les sciences et la recherche. De l’astrophysique et la médecine à la simulation de flux de trafic, de mouvements de molécules ou de phénomènes météorologiques: leur capacité de calcul est exploitée dans divers domaines.

L’UE envisage une manoeuvre de rattrapage

Ce qui est plutôt étonnant, c’est que parmi les dix superordinateurs les plus puissants, on n’en trouve aucun dans un pays membre de l’UE. Le premier d’entre eux se classe à la treizième place: il s’agit du superordinateur de Barcelone avec une puissance de calcul de 6,8 péta-flops. Il y a trois mois, sept pays de l’UE ont cependant signé une déclaration ministérielle en vue d’effectuer une manoeuvre de rattrapage: d’ici 2022, on devrait voir arriver aussi un puissant superordinateur européen. Début de ce mois, le ministre compétent Alexander De Croo annonçait que la Belgique adhérait en tant que huitième état de l’UE à ce projet. L’ambition est de créer une puissance informatique de 1.000 péta-flops au minimum. D’ici cinq ans, un superordinateur européen devrait donc figurer tout en haut du classement mondial.

Péta-flops?

Flops signifie ‘floating point operations per second‘, soit le nombre de calculs effectués par seconde. Un péta-flop correspond à un billiard de calculs par seconde (un million de milliards). Le superordinateur que l’UE entend mettre au point, devrait être cent plus fois plus rapide que les superordinateurs qui occupent les premières places du top 500 actuel. D’ici cinq ans, il faudra donc introduire un nouveau suffixe et parler en termes d’exa-flop: un trilliard de calculs par seconde (un milliard de milliards).

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