Nous externalisons plus souvent pour une valeur moindre

19/01/16 à 11:55 - Mise à jour à 11:54

Source: Datanews

L'on recourt davantage à l'externalisation (outsourcing) IT au niveau mondial, mais la valeur des accords conclus diminue notamment en raison de l'offre des géants du nuage.

Nous externalisons plus souvent pour une valeur moindre

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En 2015, 1.445 contrats d'externalisation IT commerciaux ont été conclus pour une valeur totale annuelle de cinq millions de dollars au moins. Cela représente une hausse de deux pour cent sur une base annuelle. Mais la valeur moyenne des contrats régresse de huit pour cent à 23,7 milliards de dollars.

Ces chiffres émanent d'ISG Information Services, qui suit les contrats d'outsourcing dans le monde entier. L'entreprise fait observer que l'externalisation IT progresse encore et toujours. "Mais l'on paie moins pour ce genre de service, ce qui fait que l'on va externaliser encore plus", déclare John Keppel, partner et président chez ISG.

En Europe, le principal marché d'outsourcing au monde selon ISG, la valeur contractuelle annuelle moyenne a, au quatrième trimestre de l'année dernière, crû de 17 pour cent à 3,9 milliards de dollars, même si cela est surtout dû à quelques méga-contrats car sur une base annuelle, cette valeur contractuelle moyenne a reculé de huit pour cent à 11,7 milliards de dollars. L'on a aussi conclu sept pour cent de contrats en moins, à savoir 601.

L'une des raisons pour laquelle la valeur des contrats diminue, c'est la pression exercée sur le prix par les acteurs 'cloud' en vue tels Amazon ou Microsoft Azure. La durée moyenne des contrats se réduit également. Si elle reste bloquée entre trois et cinq ans, elle est en moyenne de 15 pour cent inférieure à ce qu'elle était, il y a trois ans.

Pour 2016, ISG s'attend à ce que la durée contractuelle moyenne croisse, mais de moins de dix pour cent au cours des deux premiers trimestres. Cela pourrait s'améliorer dans le second semestre. "Mais nous attendons à ce que la tendance générale des valeurs contractuelles plus basses et des durées plus courtes persiste néanmoins", conclut Keppel.

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