Nombre record d'entreprises piratées en 2012

24/01/13 à 11:12 - Mise à jour à 11:12

Source: Datanews

Le piratage de données d'entreprise a atteint un nouveau record l'année dernière. Des données confidentielles de millions de personnes sont en effet tombées dans les mains de personnes peu scrupuleuses. Voilà ce qui ressort du Data Loss Barometer du bureau-conseil KPMG.

Nombre record d'entreprises piratées en 2012

Le piratage de données d'entreprise a atteint un nouveau record l'année dernière. Des données confidentielles de millions de personnes sont en effet tombées dans les mains de personnes peu scrupuleuses. Voilà ce qui ressort du Data Loss Barometer du bureau-conseil KPMG.


L'année dernière, l'on a recensé au niveau mondial 835 incidents, où des informations confidentielles ont été dérobées dans des réseaux d'entreprise. Il s'agit là d'une hausse de 40% par rapport à 2010, selon le Data Loss Barometer annuel de KPMG (pdf). Le nombre d'attaques lancées contre des entreprises a crû de 8% en 2010 à 52% l'an dernier.


Les pouvoir publics, l'enseignement, la technologie et les médias sont les quatre secteurs dans lesquels l'on a volé le plus grand nombre de données d'utilisateurs en 2012. L'an dernier, le nombre d'incidents a augmenté de nouveau jusqu'à atteindre le niveau de 2008, après un recul au cours de la période 2009-2011. "Nous avons observé une croissance dramatique de la sophistication et de la variété des attaques au cours des dix-huit derniers mois", indiquent les chercheurs de KPMG. A l'échelle mondiale, 160 millions de personnes ont été les victimes de vol de données.


De l'étude, il ressort que quasiment 70% des incidents sont causés par des pirates, des gens ou des organisations qui pénètrent par effraction dans les systèmes informatiques. Pratiquement la moitié des attaques de piratage contre des entreprises a eu lieu aux Etats-Unis, contre 10 pour cent en Grande-Bretagne. Les autres pays faisant partie du top dix des incidents recensés sont le Canada, la Chine, l'Allemagne, l'Australie, l'Irlande, l'Inde, le Japon et les Pays-Bas. La Belgique n'y figure donc pas.


"Il est manifeste que le piratage n'est plus seulement l'oeuvre d'un individu isolé qui tente dans sa chambre à coucher de pénétrer dans des systèmes informatiques", déclare John Hermans, partner chez KPMG Advisory. "Il s'agit toujours plus d'un crime organisé ayant comme but de mettre la main sur des informations professionnelles confidentielles ou sur des renseignements personnels."


Le Data Loss Barometer de KPMG ne s'intéresse qu'aux données d'incidents qui sont signalés. Les incidents, où des informations commerciales sont volées ou perdues, mais qui n'ont pas d'impact sur l'individu en tant que tel, n'y sont souvent pas enregistrés. Les chiffres réels pourraient donc être nettement plus élevés, conclut KPMG. Neelie Kroes, vice-présidente de la Commission européenne, avait déclaré plus tôt cette semaine dans le Financial Times qu'elle aspirait à une obligation de mention européenne des attaques numériques.

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