Nokia Siemens citée à comparaître pour sa technologie d'écoute

18/08/10 à 12:19 - Mise à jour à 12:19

Source: Datanews

Les avocats du dissident iranien Isa Saharkhiz citent l'entreprise de réseaux télécoms germano-finnoise Nokia Siemens Networks (NSN) devant un juge américain. En fournissant sa technologie à Téhéran, NSN aurait collaboré à la répression en Iran. Saharkhiz, un journaliste, est en prison depuis l'an dernier. La plainte a été déposée par le cabinet d'avocats Moawad & Herischi. Selon le cabinet, les droits de l'Homme ont été violés par la fourniture d'une technologie destinée aux centres d'espionnage et permettant de mettre les citoyens sur écoute.

Nokia Siemens citée à comparaître pour sa technologie d'écoute

Les avocats du dissident iranien Isa Saharkhiz citent l'entreprise de réseaux télécoms germano-finnoise Nokia Siemens Networks (NSN) devant un juge américain. En fournissant sa technologie à Téhéran, NSN aurait collaboré à la répression en Iran. Saharkhiz, un journaliste, est en prison depuis l'an dernier.

La plainte a été déposée par le cabinet d'avocats Moawad & Herischi. Selon le cabinet, les droits de l'Homme ont été violés par la fourniture d'une technologie destinée aux centres d'espionnage et permettant de mettre les citoyens sur écoute.

Les avocats du journaliste allèguent que ce dernier a été arrêté en 2009, après que son GSM ait été mis sur écoute suite aux élections présidentielles tumultueuses de cette même année. "Depuis son arrestation, les autorités iraniennes ont torturé Saharkhiz et l'ont soumis à des traitements dégradants et scandaleux", explique le cabinet d'avocats.

NSN avait précédemment déjà fait l'objet de critiques de la part de Shirin Ebadi, Prix Nobel de la Paix et activiste, à propos de cette livraison. L'entreprise s'était défendue à l'époque en affirmant qu'il s'agissait d'équipement standard.

NSN, une co-entreprise entre Nokia et Siemens, étudie pour l'instant la plainte introduite contre elle auprès du tribunal fédéral de Virginie. Les deux sociétés mères sont également accusées.

Source: Belga

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