Motorola scinde ses appareils mobiles

27/03/08 à 11:30 - Mise à jour à 11:29

Source: Datanews

Motorola va finalement s'occuper de scinder sa division en difficultés des appareils mobiles pour en faire une entreprise à part. La société emboîte ainsi le pas à d'autres géants télécoms, tels Alcatel-Lucent et Siemens.

Motorola va finalement s'occuper de scinder sa division en difficultés des appareils mobiles pour en faire une entreprise à part. La société emboîte ainsi le pas à d'autres géants télécoms, tels Alcatel-Lucent et Siemens.

Il y a quelques années, Motorola est parvenue à s'attirer un très grand nombre d'utilisateurs avec son appareil branché RAZR, mais elle n'a ensuite pas pu répéter ce succès. Elle a sauté aussi à chaque fois rapidement dans le train des nouvelles technologies (GPRS et 3G), mais cela ne s'est pas traduit par une augmentation de ses chiffres de vente. L'an dernier, la division des appareils mobiles enregistra un chiffre d'affaires de 19 milliards de dollars, un tiers de moins qu'en 2006. Moto, pour reprendre la marque sous laquelle les appareils mobiles sont promotionnés, a encaissé en 2007 une perte d'1,2 milliard de dollars.

Sous la pression de l'actionnaire activiste Carl Icahn notamment, Greg Brown, CEO de Motorola, se concentre à présent sur la scission de la division en 'Mobile Devices' d'une part et en 'Broadband and Mobility Solutions' d'autre part. Brown prendra la direction de cette dernière activité et recherche un nouveau CEO pour les appareils mobiles. Des rumeurs ont également circulé, selon lesquelles cette dernière activité serait vendue, et il était même question de LG ou de Samsung, mais aussi de Dell. Il faut dire que l'ex-patron des mobiles Motorola, Ron Garriques, est chez Dell le président du 'global consumer group'.

Précédemment, Siemens et Alcatel-Lucent avaient elles aussi hébergé leurs appareils mobiles dans une entreprise séparée. Alcatel a ainsi créé en août 2004 une société en participation avec TCL. Quant à Siemens, elle a vendu en 2006 sa division à BenQ, mais cela s'est soldé par un fiasco complet. La division allemande de BenQ a en effet fait faillite quelques mois plus tard.

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