Mobistar et BASE ne veulent pas payer les antennes des festivals

07/05/14 à 11:58 - Mise à jour à 11:57

Source: Datanews

Les opérateurs télécoms Mobistar et BASE refusent d'intervenir financièrement dans l'installation de pylônes d'antennes GSM supplémentaires lors d'événements de masse. Voilà ce qu'on peut lire dans De Tijd de ce mercredi.

Mobistar et BASE ne veulent pas payer les antennes des festivals

Les opérateurs télécoms Mobistar et BASE refusent d'intervenir financièrement dans l'installation de pylônes d'antennes GSM supplémentaires lors d'événements de masse. Voilà ce qu'on peut lire dans De Tijd de ce mercredi.
Nombre d'organisateurs, dont ceux de Pukkelpop, Couleur Café et Tomorrowland, tentent de s'assurer des rentrées via une perception sur les pylônes destinés à accroître la couverture des événements, alors que ces pylônes sont destinés à augmenter la sécurité des festivaliers. Les opérateurs ont pris eux-mêmes l'initiative de ces mesures après la catastrophe de Pukkelpop en 2011, où cinq personnes avaient perdu la vie.

Selon Patti Verdoodt, porte-parole de Mobistar, les opérateurs consentent davantage de coûts qu'encaisser des gains en raison de cette couverture supplémentaire. "Nombreux sont les jeunes qui disposent d'un nombre fixe de minutes d'appel et de messages dans leur abonnement, de sorte que nous n'en tirons aucune rentrée en plus", affirme-t-elle.

Les deux opérateurs insistent pour l'instauration de règles claires au niveau de la sécurité des événements de masse.

Jusqu'il y a quelques années encore, il arrivait quasiment toujours en période de pointe de ne pouvoir soit effectuer une communication téléphonique, soit envoyer un message à cause de la densité ambiante lors des festivals. Aujourd'hui, la situation s'est améliorée. C'est ainsi que l'année dernière, nous écrivions qu'une capacité supplémentaire était prévue lors de 250 événements. Il est question notamment d'un BTC mobile, un pylône d'antennes déplaçable.

L'an dernier, il apparaissait aussi qu'un festivalier envoyait en moyenne cinquante SMS par jour. Pour le trafic des données, il était question de volumes de quatre à huit méga-octets par jour et par utilisateur, en fonction du festival. Mais ces valeurs seront vraisemblablement supérieures cette année dans la mesure où la consommation de données est en forte croissance depuis quelques années déjà. (Belga/PVL)

Update 16 heures:Pukkelpop et Couleur Café démentent avoir demandé de l'argent aux opérateurs pour l'installation de pylônes d'antennes supplémentaires. Il y a cependant bien un conflit entre les trois opérateurs et quelques organisateurs de grands événements. Base et Mobistar insistent de leur côté sur le fait qu'ils n'ont jamais cité les noms de deux festivals.

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