Milquet veut lutter contre le radicalisme sur internet

25/09/13 à 12:17 - Mise à jour à 12:17

Source: Datanews

La ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet, entend en janvier entamer un combat contre le radicalisme sur internet. Voilà ce qu'elle a expliqué lors d'une conférence internationale consacrée à la radicalisation violente à Bruxelles.

Milquet veut lutter contre le radicalisme sur internet

© Belga

Selon la ministre de l'intérieur, Joëlle Milquet, beaucoup de jeunes qui s'en vont participer à des conflits à l'étranger, sont recrutés en ligne. Elle entend s'y opposer.

Milquet envisage deux volets importants dans la lutte contre le radicalisme sur internet. "Primo, nous devons rechercher les sites qui doivent être fermés et comment y arriver sur le plan juridique", déclare la ministre, qui en a du reste discuté avec des experts américains notamment. "La fermeture de sites web peut en effet être contraire à la liberté d'expression", affirme Morgan Hall de l'ambassade américaine à Bruxelles.

Ce que Joëlle Milquet trouve peut-être encore plus important, c'est qu'un discours positif soit tenu sur internet, pour contrebalancer les récits ayant pour but d'attirer les jeunes vers la Syrie par exemple. "Nous recherchons des spécialistes ayant un feeling suffisant avec le groupe-cible", affirme Milquet. "Ils doivent par exemple maîtriser la langue arabe et connaître la culture musulmane de l'intérieur."

La ministre a explicité aussi le 'conseil de sécurité national' qu'elle souhaite créer. Dans cet organe siégeront non seulement les membres du gouvernement fédéral, mais aussi les divers services de renseignements.

"Une problématique telle le radicalisme suppose toujours une interaction avec l'étranger", a encore ajouté Milquet. "Voilà pourquoi nous ne pouvons pas nous focaliser exclusivement sur notre pays, mais nous devons savoir ce qui se passe autour de nous."

Ces derniers mois, le nombre de jeunes à se rendre en Syrie s'est quelque peu stabilisé. Ces dernières semaines, une trentaine de combattants sont rentrés en Belgique, selon les Affaires étrangères. (Belga/MI)

En savoir plus sur:

Nos partenaires