Microsoft retire également de son moteur de recherche les contenus des éditeurs francophones (update)

16/10/06 à 00:00 - Mise à jour à 15/10/06 à 23:59

Source: Datanews

Après avoir fait plier Google, les éditeurs francophones avaient adressé la semaine dernière une mise en demeure à Microsoft également. Cette dernière a décidé d'obtempérer en espérant trouver un terrain d'entente pour l'avenir.

Alors que son conflit juridique avec Google est toujours en cours, Copiepresse (la société qui gère les droits d'auteurs des principaux éditeurs francophones) veut également faire valoir ses droits auprès de Microsoft, l'autre gros acteur sur le segment des moteurs de recherche.Copiepresse a adressé mercredi dernier à MSN Belgique (le site portail de Microsoft) une lettre de mise en demeure lui demandant de stopper la publication d'accroches vers des articles du Soir ou de La Libre par exemple. Comme dans le cas Google, les éditeurs ne veulent pas d'une politique du fait accompli et s'estiment en droit d'exiger une rémunération.En fait, ce n'est pas tant le portail actuel MSN.be qui est dans le collimateur des éditeurs mais bien la version belge du [nouveau moteur de recherche Live Search],Comme Google, ce moteur de recherche propose également un service News/actualités, censé permettre en un clin d'oeil de retrouver l'essentiel des infos des principaux médias.Sylvie Irzi, la directrice de MSN Belgique, nous a expliqué qu'elle attendait depuis février une réponse des éditeurs quant à leur position claire par rapport à Live Search. Et qu'entre-temps, le choix par défaut était effectivement de référencer des contenus des principaux journaux francophones. Quoi qu'il en soit, Microsoft a décidé d'obtempérer plus vite que Google puisque ce lundi matin tous les liens dans Live Search News vers les journaux concernés avaient été éliminés. Et que, à l'exception de quelques sites périphériques ou blogs, le moteur de recherche de Microsoft n'affichait plus aucun contenu provenant de l'un ou l'autre éditeur membre de Copiepresse. "Nous avions déjà commencé à éliminer certains contenus incriminés, mais à la suite de la mise en demeure nous avons accéléré le mouvement. En principe, aucune trace des contenus concernés ne devrait encore persister d'ici ce lundi soir," précise une Sylvie Irzi qui veut jouer la carte du dialogue avec les éditeurs.

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