Les webshops ne menacent pas les magasins réels en Belgique

17/04/13 à 13:37 - Mise à jour à 13:37

Source: Datanews

Comme les emplettes en ligne s'envolent littéralement aux Pays-Bas, il se pourrait que d'ici 2020, un cinquième de la superficie commerciale disparaisse dans ce pays. En Belgique, les ventes web croissent aussi, mais sans atteindre de telles proportions, selon la fédération sectorielle BeCommerce.

Les webshops ne menacent pas les magasins réels en Belgique

Les Néerlandais achètent tellement en ligne - un quart de leurs produits électroniques et six pour cent de leurs vêtements sont achetés via le web - que 17 pour cent de la surface commerciale pourraient disparaître à l'horizon 2020, selon une analyse du journal Financieele Dagblad.

Faible impact sur les magasins en Belgique Selon le journal d'affaires De Tijd, les ventes web augmentent aussi en Belgique - le chiffre d'affaires était d'1,52 milliard d'euros l'an dernier, en hausse de 12 pour cent par rapport à l'année précédente -, mais l'on ne doit pas craindre le même scénario qu'aux Pays-Bas, même si en 2012, l'on a observé un recul de 30 pour cent des points de vente par rapport à 2001.

'Nous constatons un faible impact sur les magasins réels, mais étant donné la crise économique, ce n'est pas nécessairement imputable aux ventes en ligne', a déclaré Jef Van Doorslaer de l'agent immobilier Cushman & Wakefield à De Tijd.

'Le réseau belge de magasins plus agréable que le néerlandais' Patricia Ceysens, présidente de BeCommerce, est convaincue que l'on peut éviter le scénario néerlandais: 'Le réseau commercial belge a crû de manière plus spontanée et donc plus agréable que le tissu de magasins néerlandais plus artificiel.'

Mais d'ajouter: 'La nouvelle 'Winkelnota' du gouvernement flamand autorise des zones commerciales artificielles. L'on ne peut certes pas dire aux consommateurs où ils doivent faire leurs courses, mais il convient de créer des magasins là où se trouvent les consommateurs. Et c'est sur internet'. L'avenir des commerces se trouve en effet dans une pollinisation croisée entre les activités physiques et online, selon Van Doorslaer.

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