Les sites web sociaux nuisibles pour le cerveau des jeunes enfants

25/02/09 à 08:00 - Mise à jour à 07:59

Source: Datanews

L'utilisation de sites de socialisation, tels Facebook et Netlog, causerait des dommages irréversibles au cerveau des jeunes enfants. Voilà du moins ce qu'affirment des chercheurs renommés de l'université d'Oxford.

L'utilisation de sites de socialisation, tels Facebook et Netlog, causerait des dommages irréversibles au cerveau des jeunes enfants. Voilà du moins ce qu'affirment des chercheurs renommés de l'université d'Oxford.

En l'absence de toute action, les prochaines générations d'humains seront caractérisées par un pouvoir de concentration extrêmement limité, par des problèmes d'attention et d'identité, ainsi que par une absence totale d'empathie.

C'est la neuroscientifique Susan Greenfield de l'université d'Oxford qui a tiré la première la sonnette d'alarme et a transmis le message à la Chambre britannique des lords. Greenfield estime que l'utilisation répétée de sites comme MSN, Twitter, Facebook et autres Netlog entraîne une 'reprogrammation' du cerveau des jeunes enfants.

"Les bébés doivent être continuellement rassurés. Ils doivent avoir toute la journée durant le sentiment qu'ils existent vraiment", déclare la chercheuse. "Je crains que l'utilisation des sites web sociaux n'infantilise le cerveau des jeunes enfants, de sorte que ceux-ci en reviennent à ce même stade: se sentir attirés par des signaux sonores et la lumière, disposer d'une brève capacité d'attention et vivre le moment présent."

Et d'argumenter que si un jeune cerveau est soumis continuellement à une action rapide et à une réaction tout aussi rapide après la pression d'un bouton, il adopte cette réaction rapide au bout d'un certain temps, ce qui peut provoquer des problèmes de concentration et ce qu'on appelle l'attention deficit disorder (ADD).

Greenfiled met également en garde contre le fait d'accorder une trop grande attention au moment présent entraîne chez les enfants une négation des conséquences. "L'obsession d'être aussitôt récompensé pour une action est liée dans le cerveau à la même réaction chimique que la toxicomanie. Peut-être devons-nous nous demander à présent pourquoi les enfants aiment être scotchés à l'ordinateur."

"L'accent est toujours mis sur la sensation immédiate, l'émotion causée par le 'sauvetage de la princesse'. La princesse elle-même est alors négligée, tout comme les conséquences à long terme car il n'y en a pas. Le désintérêt pour les conséquences, on l'observe aussi chez les joueurs invétérés et les mangeurs compulsifs."

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