Les Russes manifestent contre le blocus de Telegram

02/05/18 à 11:45 - Mise à jour à 11:45

Source: Datanews

Des milliers de personnes ont manifesté à Moscou contre le blocage de l'appli de messagerie Telegram. 'Le régime de Poutine a déclaré la guerre à l'internet et à la société libre. Nous nous devons donc de soutenir Telegram', a déclaré l'un des manifestants.

Les Russes manifestent contre le blocus de Telegram

© Reuters

Les médias russes signalent que 7.000 à 12.000 personnes ont participé à l'action de protestation. Ils scandaient des slogans hostiles au président Vladimir Poutine. Ils ont aussi lancé symboliquement des petits avions en papier, faisant ainsi référence au logo de l'appli de messagerie.

Les autorités russes tentent de bloquer Telegram depuis le 16 avril. Elles avaient exigé que le service secret FSB reçoive les clés permettant de lire les messages cryptés des utilisateurs de Telegram. Telegram avait refusé, et un juge avait alors ordonné un blocage de l'appli.

Le censeur russe Roskomnadzor recourt pour cela aux grands moyens. Dans une tentative de bannir toutes les adresses utilisées par Telegram, ce sont des milliers d'adresses IP de services dans le nuage tels AWS et Google Cloud et donc divers sites web utilisant ces mêmes services 'cloud', qui ont disparu.

Le fondateur de Telegram, Pavel Durov, avait appelé à 'une opposition numérique'' contre cette décision. Il a sur les médias sociaux rendu hommage aux manifestants qui sont descendus dans la rue lundi. 'Je suis fier d'être né dans le même pays que vous', a-t-il encore écrit.

Blocus en Iran aussi

Entre-temps, l'Iran a aussi interdit l'appli de messagerie. Cette décision est 'basée sur les exigences des services de sécurité dans leur approche des activités illégales de Telegram'', signale la télévision d'état de la république islamiste. L'Iran avait déjà interdit aux fonctionnaires d'utiliser Telegram.

Lors du changement de siècle, il y eut beaucoup de manifestations en Iran. Les protestataires étaient mécontents notamment des hausses de prix, des suspicions de corruption et de l'absence de progrès économiques. Les manifestants qui voulaient communiquer entre eux, utilisaient dans ce but Telegram et d'autres médias sociaux. L'appli Telegram avait par conséquent été bloquée précédemment déjà. (ANP/EB)

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