Les Pays-Bas disent 'non' à l'EPD

09/11/11 à 16:20 - Mise à jour à 16:20

Source: Datanews

La semaine dernière, les Pays-Bas ont collectivement rejeté le dossier électronique du patient (EPD). Ni les hôpitaux, ni les pharmaciens, ni les généralistes n'étaient enthousiastes. Quant au monde politique, il avait renoncé depuis assez longtemps déjà.

Les Pays-Bas disent 'non' à l'EPD

La semaine dernière, les Pays-Bas ont collectivement rejeté le dossier électronique du patient (EPD). Ni les hôpitaux, ni les pharmaciens, ni les généralistes n'étaient enthousiastes. Quant au monde politique, il avait renoncé depuis assez longtemps déjà.

Les discussions sur l'EPD ont duré pas moins de dix ans chez nos voisins du nord. Il y eut d'abord les questions fondamentales (que devra-t-il se trouver dans le dossier, qu'est-ce qui ne pourra pas s'y trouver, qui pourra y avoir accès et qui ne pourra pas), puis les commissions de respect de la vie privée et de la sécurité s'en sont mêlées, et le temps s'écoula inexorablement.

Le monde politique rejeta d'abord le projet. Les pharmaciens et les médecins généralistes décidèrent, eux, de poursuivre de leur propre initiative. Mais il y avait trop peu d'esprits enthousiastes parmi eux pour rendre le système performant et rentable.

Pendant ces dix années, toute initiative législative en matière de sécurité et de respect de la vie privée fut cependant confrontée à l'EPD. A présent que le projet est rejeté, certains s'attendent à un chaos total. C'est du moins ce que déclare Roland Ekkelenkamp, chef de projet de l'Harderwijks Regionaal Elektronisch Medisch Dossier (HAREM) et fervent adepte de l'EPD.

Selon lui, l'on a régressé de dix ans à cause du rejet de l'EPD. Les renvois peuvent encore se faire par voie numérique, mais tel n'est plus le cas de l'information du pharmacien vers l'hôpital et retour.

Le bon vieux fax doit donc être dépoussiéré. Selon les nouvelles prescriptions (basées sur l'EPD attendu), les alternatives numériques au fax ne sont pas suffisamment sûres.

Pour Ekkelenkamp, lui-même informaticien, les Pays-Bas vont à présent, façon de parler, copier l'infrastructure technologique d'un pays en voie de développement.

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