Les journalistes à l'initiative des révélations de Snowden lancent un nouveau site web

11/02/14 à 12:26 - Mise à jour à 12:26

Source: Datanews

Il existe désormais une nouvelle plate-forme pour ce que révélera encore le dénonciateur américain Edward Snowden, à savoir le site web The Intercept.

Les journalistes à l'initiative des révélations de Snowden lancent un nouveau site web

© Reuters

Il existe désormais une nouvelle plate-forme pour ce que révélera encore le dénonciateur américain Edward Snowden, à savoir le site web The Intercept. Ce dernier a été créé par les journalistes qui divulguèrent les premières révélations sur base des documents remis par l'ex-collaborateur de la NSA. Le grand financier du projet est Pierre Omidyar, co-fondateur richissime d'eBay.

L'équipe se compose de Glenn Greenwald, ex-journaliste de The Guardian, l'auteure de documentaires Laura Poitras et le journaliste d'investigation Jeremy Scahill. Greenwald et Poitras sont les seuls journalistes à avoir collaboré directement avec Snowden. Scahill est co-auteur du film "Dirty Wars" (2013) sur la guerre secrète des Etats-Unis.

Le premier article sur The Intercept porte sur la façon dont les services secrets américains se basent surtout sur les résultats d'observations électroniques en vue de choisir les cibles pour leurs attaques mortelles au moyen de drones. Cela engendre assez souvent du reste des victimes civiles collatérales. Malgré son attention initiale accordée aux situations Big Brother américaines, le site web entend élargir son champ de vision en se concentrant sur le journalisme d'investigation tombé en désuétude dans la presse générale. Parmi les thèmes abordés, il y aura la corruption, les inégalités sociales, les prérogatives du 'big business', les abus de la Justice et la violation des libertés des citoyens.

Le financier Omidyar a, à l'entendre, renoncer l'année dernière à racheter le journal Washington Post faisant autorité, mais fidèle à la Maison Blanche, pour injecter 250 millions de dollars dans le projet de Greenwald et consorts, dont il garantit l'indépendance rédactionnelle.

Greenwald avait l'année dernière cessé de collaborer avec The Guardian, après avoir été le tout premier à rédiger des articles basés sur les "documents dérobés" par Snowden. (Belga/MI)

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