Les hackers n'ont pas chômé

22/01/07 à 00:00 - Mise à jour à 21/01/07 à 23:59

Source: Datanews

Il n'y a pas eu que le "defacement" du site de la Défense. Les derniers jours ont été particulièrement mouvementés sur le terrain du hacking. Et les cordonniers ne sont pas toujours les mieux chaussés.

Les médias se sont focalisés sur les déboires de [www.mil.be], le site portail de la Défense défiguré le week-end du 12 janvier. Il a fallu plus de 48 heures pour que le site revienne à la normale. Notre blog The Inquirer a tenté de retirer [des enseignements techniques] de ce piratage exceptionnel (uniquement en néerlandais), car il touche à un domaine (l'armée) censé être hyperprotégé.Mais d'autres sites, souvent de renom, ont également été la cible des hackers ces derniers jours. Rien que lundi dernier, on dénombrait plus de [cinquante sites défigurés], dont certains le sont restés plusieurs jours. On y retrouvait notamment des clubs sportifs ou des instituts d'enseignement dépendants d'organes officiels. Comble des combles, des hackers turcs ont même réussi à mettre à plat le site de The Institute of Internal Auditors, une asbl belge dédiée au métier d'auditeur d'entreprise, et dont l'un des dadas n'est autre que la gestion des risques. Vendredi dernier, c'est la partie "News" du site de l'intégrateur ICT Simac qui était prise en otage. Elle l'est apparemment toujours aujourd'hui.Tout cela pour démontrer que ce ne sont pas que de petits sites "amateurs" qui peuvent être défigurés.Porter plainte ?Bien sûr, on ne peut que plaider à nouveau pour un peu plus de sérieux de la part d'administrateurs de sites laxistes, qui ne font que tendre la joue aux hackers. Des outils existent, comme le recours à un "reverse proxy", sorte de miroir du site qui permet de mieux filtrer le trafic entrant.Comme le Ministre de la Défense, on peut également poser plainte en justice. Mais contre qui ? Qui serait responsable au niveau belge ? La société d'hébergement, la firme de sécurité, le webmaster, le programmeur ? Il serait sans doute plus judicieux d'attaquer le mal à la racine. On connaît la nationalité de l'énorme majorité de ces pirates. Il serait peut-être temps que l'Union européenne mette un peu plus la pression sur leur pays d'origine, candidat à l'adhésion.

Nos partenaires