Les fonctionnaires flamands surfent sur IPv6

23/05/13 à 10:24 - Mise à jour à 10:24

Source: Datanews

Les fonctionnaires flamands surfent depuis la semaine dernière sur IPv6. A partir de juillet, les citoyens et les entreprises pourront également accéder aux sites web et aux applis publiques flamandes avec des adresses IPv6.

Les fonctionnaires flamands surfent sur IPv6

Les fonctionnaires flamands surfent depuis la semaine dernière sur IPv6. A partir de juillet, les citoyens et les entreprises pourront également accéder aux sites web et aux applis publiques flamandes avec des adresses IPv6. Chaque ordinateur qui est connecté à l'internet, a une adresse IP. C'est grâce à cette adresse que les ordinateurs peuvent se trouver mutuellement et s'échanger des données. Les adresses sont donc dans un certain sens comparables aux numéros de téléphone.

Avec l'aide du protocole internet IPv6, il est possible d'attribuer un nombre quasiment illimité de ces adresses IP (2 à la puissance 128). Par comparaison: le nombre d'adresses définies dans le précédent standard IPv4 est de 4,2 milliards.

C'est en 1998 déjà qu'IPv6 a été publié en tant que standard par l'Internet Engineering Task Force, mais son implémentation chez les ISP et autres acteurs intéressés se fait attendre, parce que les investissements substantiels ne génèrent aucun rendement à court terme. Pourtant, le temps commence à presser car les adresses IPv4 sont quasiment toutes exploitées.

Et une fois que ces adresses IPv4 seront épuisées, l'on verra apparaître pour la première fois des organisations, des sites web et des particuliers n'ayant qu'une présence IPv6 sur le net. Si vous n'êtes pas paré IPv6, vous ne pourrez alors plus accéder à cette partie d'internet. Concrètement, les entreprises belges qui travaillent encore avec IPv4, ne pourront alors plus communiquer avec les organisations 'IPv6-only' américaines ou chinoises. A tout le moins plus de la manière habituelle.

L'initiative d'attribuer une adresse IPv6 aux fonctionnaires flamands est due au ministre flamand en charge de l'ICT, Geert Bourgeois (N-VA). "Grâce à cette migration vers IPv6, le gouvernement flamand fera partie du peloton de tête", peut-on lire dans un communiqué de presse.

Cette réflexion est quelque peu tirée par les cheveux dans la mesure où la Belgique en général, mais aussi la Flandre accusent traditionnellement du retard sur le plan du déploiement d'IPv6. Aux Pays-Bas et en France, le nombre de fournisseurs de services, d'institutions publiques et d'autres organisations, qui sont accessibles en IPv6, est nettement supérieur à ce qu'il est chez nous.

Mise à niveau

Une migration vers IPv6 exige en principe une mise à niveau complète de tous les composants technologiques (PC, serveurs et composants réseautiques). Soyons clairs: l'on n'en est pas encore là, "mais cela n'est pas non plus nécessaire", insiste Kris Snijkers, porte-parole de Geert Bourgeois.

"Ce que nous avons mis en oeuvre aujourd'hui, c'est une première étape qui nous permet de surfer du gouvernement flamand vers les réseaux IPv6 (donc vers le monde extérieur). La deuxième étape, prévue pour juillet, ce sera de rendre aussi le gouvernement flamand accessible avec des adresses IPv6."

Snijkers: "Notre solution actuelle s'apparente à une conversion" au niveau de nos serveurs proxy. Notre infrastructure interne n'est donc provisoirement pas adaptée, mais est parée IPv6 vis-à-vis du monde extérieur."

"Notre infrastructure interne sera adaptée progressivement en fonction de nos investissements de substitution courants, mais cela peut prendre des années", ajoute Snijkers. "Du reste, nos PC peuvent fonctionner en IPv6, mais ils ne sont pas encore configurés comme tels, ce qui n'est pas non plus nécessaire."

Fedman Les services publics fédéraux tels le réseau Fedman sont aussi parés pour IPv6, selon le directeur technique de Belnet, Jan Torreele: "Chaque service public fédéral s'est vu attribuer un bloc d'adresses en IPv6. Il appartient aux SPF mêmes de rendre leurs applications accessibles à partir d'IPv6. Tout est prêt. Façon de parler, il n'y a plus qu'à tourner le bouton."


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