Les Etats-Unis envisagèrent une cyber-attaque contre la défense aérienne de Kadhafi

19/10/11 à 12:21 - Mise à jour à 12:21

Source: Datanews

Début 2011, les Etats-Unis envisagèrent de lancer une cyber-attaque contre le système de défense aérienne libyen. Ce projet fut cependant abandonné, parce que Washington n'a pas voulu créer de précédent. Voilà ce qu'annoncent les journaux The New York Times et The Washington Post.

Les Etats-Unis envisagèrent une cyber-attaque contre la défense aérienne de Kadhafi

Début 2011, les Etats-Unis envisagèrent de lancer une cyber-attaque contre le système de défense aérienne libyen. Ce projet fut cependant abandonné, parce que Washington n'a pas voulu créer de précédent. Voilà ce qu'annoncent les journaux The New York Times et The Washington Post.

Selon ces journaux américains, qui citent des personnes en vue du gouvernement Obama et d'ex-responsables militaires, la cyber-attaque devait avoir lieu avant le début de la révolte armée au sol. Les rebelles libyens ont entamé leur offensive contre le colonel Kadhafi en mars et ont reçu quasi instantanément le soutien de l'OTAN.

"Les techniques exactes qui auraient été utilisées, restent secrètes", peut-on lire dans The New York Times. "L'objectif de l'opération était de perturber le pare-feu du système informatique libyen pour que les communications militaires soient interrompues et que les radars libyens ne puissent plus collecter et diffuser des informations sur les avions de l'OTAN."

Selon The Washington Post, une cyber-attaque contre la Libye aurait perturbé, mais pas détruit le système de défense aérienne: "Pour une destruction, les armes conventionnelles sont plus rapides et efficaces."

Les Américains n'ont pas mis leur projet à exécution, parce que, selon The New York Times, ils craignaient de créer par une action offensive un précédent vis-à-vis d'autres pays. La Chine et la Russie tout particulièrement auraient en effet alors trouvé légitime de recourir à des opérations de guerre électronique en tant que méthode d'attaque autorisée. La durée des préparatifs probablement longue aurait également été un inconvénient. Enfin, l'on ne sait pas trop si le président Barack Obama a bien le pouvoir de lancer ce genre d'opération, sans en informer d'abord le Congrès.

Source: Belga

En savoir plus sur:

Nos partenaires