Les entreprises 'tech' prêtes à quitter BXL pour des raisons de mobilité

13/01/12 à 13:08 - Mise à jour à 13:07

Source: Datanews

Pour sept entreprises sur dix - contre deux sur dix en 2008 -, les problèmes de mobilité pourraient être une raison de quitter à terme la région bruxelloise. Voilà ce qui ressort d'une enquête réalisée par Agoria auprès des entreprises technologiques bruxelloises. Les navettes entre le lieu d'habitation et le travail au sein d'entreprises installées dans une ville de Bruxelles engorgée effraient les travailleurs, selon la fédération Agoria. 55 pour cent des entreprises éprouvent des difficultés à trouver du personnel en raison de problèmes de mobilité. Neuf travailleurs sur dix occupés dans la région bruxelloise mettent aujourd'hui en moyenne un cinquième de temps de parcours en plus qu'il y a trois ans entre leur lieu d'habitation et leur lieu de travail, nous apprend l'enquête.

Les entreprises 'tech' prêtes à quitter BXL pour des raisons de mobilité

© Belga Picture

Pour sept entreprises sur dix - contre deux sur dix en 2008 -, les problèmes de mobilité pourraient être une raison de quitter à terme la région bruxelloise. Voilà ce qui ressort d'une enquête réalisée par Agoria auprès des entreprises technologiques bruxelloises. Les navettes entre le lieu d'habitation et le travail au sein d'entreprises installées dans une ville de Bruxelles engorgée effraient les travailleurs, selon la fédération Agoria. 55 pour cent des entreprises éprouvent des difficultés à trouver du personnel en raison de problèmes de mobilité. Neuf travailleurs sur dix occupés dans la région bruxelloise mettent aujourd'hui en moyenne un cinquième de temps de parcours en plus qu'il y a trois ans entre leur lieu d'habitation et leur lieu de travail, nous apprend l'enquête.

En outre, une entreprise technologique bruxelloise sur deux indique ne pas être facilement accessible par les transports en commun, ce qui représente un statu quo par rapport à 2008. Une entreprise technologique sur trois ajoute qu'elle dispose de trop peu de places de parking, ce qui ne représente pas non plus une amélioration depuis 2008.

La région bruxelloise entend en outre réduire de 16 pour cent le nombre de parkings publics au cours des prochaines années, toujours selon la fédération technologique Agoria. Des initiatives privées, telles des parkings en périphérie ou des liaisons par navettes (shuttle) ne représentent "qu'une goutte d'eau dans la mer".

"Bruxelles s'enlise, ce qui entraîne de graves conséquences. Le slogan de la capitale des embouteillages est une menace pour l'attractivité économique de Bruxelles", déclare Floriane De Kerchove, directrice d'Agoria Bruxelles. La fédération invite donc les autorités à travailler sur une meilleure accessibilité des zones d'entreprises, ce qui passe par davantage de transports en commun, de solutions technologiques et de collaboration entre les régions.

Réaction de Bruno De Lille En réaction à l'étude réalisée par Agoria, le secrétaire d'Etat à la Mobilité Bruno De Lille (Groen) déclare partager les préoccupations du secteur technologique. "Le plan IRIS2 a pour but de réduire la pression de l'automobile, afin de garantir le dynamisme économique de la Région de Bruxelles. Je compte du reste aussi sur le secteur économique pour y réagir de toutes ses forces", ajoute-t-il.

Le secrétaire d'Etat ne remet pas en doute le problème des embouteillages, mais indique que les récents chiffres montrent que l'utilisation de l'automobile à Bruxelles décroît au profit des déplacements à pied, en vélo ou en transports en commun. Des investissements sont également consentis dans l'infrastructure, en témoigne le récent prolongement des lignes de tram 62 et 94 vers des zones d'activité économique.

"En même temps, les entreprises doivent faire des choix conscients. Les entreprises 'intelligentes' s'établissent là où leurs collaborateurs disposent vraiment d'alternatives de déplacement", poursuit De Lille.

L'homme politique de Groen fait observer que dans le centre de Bruxelles, plus d'un million de mètres carrés d'espace de bureaux bénéficiant d'une accessibilité maximale sont libres, ce qui offre des avantages. C'est ainsi que chez GDF Suez à proximité de la garde du Nord, "seuls 35 pour cent" des collaborateurs utilisent encore la voiture. Un peu plus loin, l'on trouve Belgacom, où les membres du personnel ne reçoivent plus automatiquement une voiture de société.

"Ces entreprises ont compris qu'une approche RH tournée vers le futur offre des solutions de mobilité durables, de sorte qu'elles peuvent attirer et conserver leurs meilleurs éléments", conclut De Lille.

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