Les enfants belges sont informés sur internet, mais y éprouvent aussi des craintes

08/02/17 à 14:24 - Mise à jour à 14:24

Source: Datanews

D'une enquête réalisée par Kaspersky Lab, il apparaît que 96 pour cent des jeunes âgés entre 10 et 15 ans ont peur d'une manière ou d'une autre de surfer sur le net. Ils savent aussi pertinemment bien ce qui les attend.

Les enfants belges sont informés sur internet, mais y éprouvent aussi des craintes

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D'une enquête effectuée par Kaspersky Lab auprès d'un millier d'enfants de 10 à 15 ans au Benelux, il ressort que 96 pour cent d'entre eux sont préoccupés, lorsqu'ils se rendent sur internet. A peine 4 pour cent n'y éprouvent par contre aucune crainte. En soi, ce n'est pas une mauvaise nouvelle vu la quantité de failles de sécurité et d'autres dangers qui les guettent. Les enfants belges ayant participé à l'enquête se faisaient entre autres du souci à propos de personnes bizarres rencontrées sur le net, qui leur demandent de faire des choses embarrassantes (35,7%) ou illégales (34,5%), ainsi qu'à propos de harcèlement de la part d'inconnus (21,7%).

Les enfants belges sont informés sur internet, mais y éprouvent aussi des craintes

© Kasperky Lab - Opinion Matters

Ce qui est plus étonnant, c'est la prévoyance des enfants interrogés. C'est ainsi que 43,2% se préoccupent de leurs futures possibilités de travail, s'ils postent des choses incongrues en ligne, peu importe du reste l'âge des enfants. Les enfants de dix ans (42,3 % sur l'ensemble du Benelux) ne se sentent guère plus libres que ceux de 15 ans (48,8 %).

Autre point étonnant: quasiment la moitié des enfants belges interrogés pensent que poster quelque chose sur internet risque de leur coller à la peau dans le futur. 44,6% d'entre eux craignent quand ils postent un message, puis l'effacent, que quelqu'un d'autre puisse peut-être encore le retrouver. L'enquête révèle aussi que les enfants sont bien informés et plus prudents qu'on le pense souvent. A peine 3% indiquent n'avoir jamais parlé avec leurs parents de règles imposées pour surfer sur internet. 39,9% sont autorisés à se rendre en ligne quand ils le veulent, alors que la majorité doit s'en tenir aux règles imposées: surveillance des parents, durées limitées, types de sites web qui ne peuvent être visités, ou une combinaison de tout cela. Ce qui est intéressant, c'est que 15,5% des enfants répondent qu'ils ont régulièrement des discussions avec leurs parents à propos de leur utilisation du net.

Revers de la médaille

Il apparaît aussi que les parents ont de bonnes raisons de surveiller leurs enfants. 45,8% des enfants belges interrogés reconnaissent avoir déjà été aux prises avec des insultes sur internet, alors que 37,5% y ont découvert des actions violentes et 32,1% du contenu pornographique.

Les enfants belges sont informés sur internet, mais y éprouvent aussi des craintes

© Kasperky Lab - Opinion Matters

Les enfants eux-mêmes savent du reste aussi utiliser le net pour des choses moins innocentes. C'est ainsi que pas moins de 8 enfants interrogés sur 10 posteraient des infos négatives sur quelqu'un, si ce dernier faisait quelque chose qui les mette en colère. Autre élément étonnant: 31,5% d'entre eux pensent pouvoir déjouer la surveillance parentale sur leur tablette ou smartphone, s'ils le voulaient vraiment. 29,2% déclarent savoir comment dissimuler leur adresse IP, et 83% disent croire qu'ils peuvent cacher leurs activités en ligne à leurs parents, s'ils le voulaient réellement.

Suite à son enquête, Kaspersky Lab invite les parents, enseignants et le secteur sécuritaire professionnel à collaborer à la création d'un environnement sécurisé pour les enfants, afin qu'ils puissent surfer sur le net sans crainte ou souci et s'y détendre. Jusqu'à ce que le web soit sûr, nos enfants savent heureusement plus ou moins ce qu'ils peuvent en attendre. Reste à savoir s'ils réagissent correctement en la circonstance.

L'enquête a été effectuée par Opinion Matters à la demande de Kaspersky Lab, en septembre de l'année dernière. Un millier d'enfants du Benelux âgés de dix à quinze ans ont été interrogés dans ce cadre, dont 336 en Belgique. Chacun d'eux avait accès à internet à la maison.

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