Les éditeurs de progiciels belges s'unissent

13/12/07 à 15:00 - Mise à jour à 14:59

Source: Datanews

L'association professionnelle du secteur technologique Agoria a créé cet été l'ISV Platform qui entend réunir les éditeurs belges de progiciels. L'union ferait-elle encore la force?

L'association professionnelle du secteur technologique Agoria a créé cet été l'ISV Platform qui entend réunir les éditeurs belges de progiciels. L'union ferait-elle encore la force?

Depuis cet été donc, une vingtaine d'éditeurs belges de progiciels (donc pas de développeurs d'applications sur mesure) sont regroupés par Agoria sous la bannière ISV Platform. On y retrouve désormais des noms tels que BSB, LMS, Callatay & Wouters, Real (Software), Exact, Selligent, etc. "Nous ne nous adressons qu'aux sociétés qui possèdent des droits de propriété intellectuelle belges", insiste André Lejeune, CEO de Selligent et président de l'association, qui admet qu'il s'agira là sans doute d'un frein à l'expansion de l'association (il aurait été plus simple d'admettre les éditeurs américains par ex.). De même, il reconnaît que certains éditeurs n'ont pas - encore - rejoint l'ISV Platform, comme Iris, Babel, Systemat, voire Arinso (désormais sous pavillon américain). Bart Meert, coordinateur du projet chez Agoria, estime qu'il existe quelque 80 à 100 sociétés potentiellement intéressées par cette initiative. L'adhésion à l'ISV Platform est gratuite pour les membres d'Agoria, tandis qu'un droit d'inscription est réclamé aux non-membres.

Dans un premier temps, l'ISV Platform a organisé des sessions d'information, notamment sur le 'software reengineering' et, cette semaine, sur les droits de propriété intellectuelle. Et l'an prochain, Bart Meert évoque quatre événements répartis sur l'année. Mais André Lejeune se montre plus ambitieux. "L'ISV Platform permettra certes dans un premier temps d'échanger des expériences, d'éviter de reproduire les mêmes erreurs ou de réinventer la roue. Mais ma volonté est de constituer un 'cluster' qui permettre de déboucher par exemple sur des partenariats ou sur des mutualisations de capacités de développement. Et peut-être même de construire un jour une 'suite' plutôt que d'avoir des solutions très ponctuelles, confie-t-il. Nous n'en sommes encore qu'aux débuts et j'espère monter en puissance dès le 2e trimestre 2008." En outre, d'autres initiatives pourraient voir le jour, notamment à l'échelle européenne.

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