Les chauffeurs français d'Uber menacent d'installer des barrages

20/12/16 à 11:52 - Mise à jour à 11:52

Source: Datanews

Les chauffeurs de taxi Uber en France réclament une augmentation. Ils veulent qu'Uber revoie ses prix à la hausse ou renonce à une petite partie du gâteau de ses rentrées. S'ils n'obtiennent pas gain de cause, ils menacent de mettre en place des barrages.

Les chauffeurs français d'Uber menacent d'installer des barrages

© Neil Hall/Reuters

Cela fait un petit temps déjà qu'il règne une certaine agitation à Paris, où des chauffeurs de taxi ont la semaine dernière bloqué plusieurs routes menant aux aéroports. Nombre de chauffeurs travaillant pour Uber sont membres de syndicats qui sont traditionnellement assez puissants en France. "Si nous n'obtenons pas d'augmentation, nous bloquerons Paris", déclare Hassan Benbarak, du syndicat Capa-VTC, à l'agence Bloomberg. "Nous avons besoins d'une hausse des prix de trente à quarante pour cent." Les syndicats des chauffeurs de taxi se trouvent actuellement autour de la table de négociations avec des représentants d'Uber, du service local LeCab, ainsi qu'avec des conseillers du ministre français des transports.

Les discussions portent sur le montant que les chauffeurs conservent en poche au terme des courses qu'ils effectuent. Les syndicats sont eux-mêmes adeptes d'un tarif plus élevé par course, mais d'autres options, comme le paiement du temps d'attente des chauffeurs ou la contribution à un réseau de sécurité sociale, sont aussi examinées. Début décembre, les prix des courses des taxis Uber avaient encore crû de 15 pour cent, mais l'entreprise avait aussitôt augmenté la part qu'elle prélève sur le montant perçu. En France, les chauffeurs rétrocèdent à présent 25 pour cent du prix d'une course au service contre 20 pour cent précédemment.

Uber, qui est occupée à s'étendre de manière agressive dans le monde entier, fait assez souvent l'objet d'une opposition de la part des régulateurs et des chauffeurs eux-mêmes, et se voit intimée dans plusieurs pays à se mettre en règle avec la législation sociale. En Belgique aussi, Uber a été pendant quelque temps dans l'illégalité.

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