Les câblos wallons ont un oeuf à peler

10/04/07 à 00:00 - Mise à jour à 09/04/07 à 23:59

Source: Datanews

Et il n'est pas en chocolat. On croyait le dossier d'unification du câble wallon quasiment bouclé. Il n'en est rien. Vendeurs et candidats acheteurs ne sont pas d'accord sur le prix, évoquant une définition différente de la notion financière d'EBITDA (valeur d'entreprise).

Le journal l'Echo avait révélé la semaine dernière que la déjà longue saga du câble wallon s'enrichissait d'un nouvel épisode : alors que l'on pensait que [le dossier d'acquisition] du "club" des huit intercommunales par le duo d'acheteurs Brutélé-ALE (sous la marque Voo) pour un montant de 475 millions d'euros était pour ainsi dire bouclé et que les câblos pouvaient enfin s'attaquer aux questions d'intégration opérationnelle, il s'avère que les candidats acheteurs, comme illuminés durant la semaine pascale, réalisent que finalement, c'est un peu cher ... Plusieurs journaux francophones évaluent ce matin le désaccord à entre 30 et 40 millions d'euros.Les vendeurs se disent d'autant plus surpris de ce revirement des candidats acquéreurs que le prix minimal de 475 millions d'euros était connu depuis longtemps et que Brutélé-ALE ont eu accès à toutes les données financières sur les huit câblos en question, comme c'est l'usage dans ce genre d'opération. Pour sa part, le duo Brutélé-ALE veut négocier le prix à la baisse en sa basant sur une des règles de la procédure de vente qui préciserait que le montant a débourser pourrait être ajuster en fonction de l'EBITDA, un critère financier qui détermine en gros la valeur de l'entreprise (revenus diminués des dettes et taxes). Le désaccord vient du fait que vendeurs et acquéreurs ont visiblement du mal à s'accorder sur la définition de cet EBITDA.Après une semaine de rupture de négociations, les deux parties tentent de renouer le contact, pour un accord définitif à l'Ascension? A moins, que ce différend ne ressuscite les velléités de Telenet, toujours en embuscade.* Avoir un oeuf à peler avec qqn : Belgicisme traduit du flamand pour "avoir un compte à régler avec qqn" (Hanse)

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