Les applications gratuites sur smartphone ont aussi un coût (Test-Achats)

24/04/14 à 17:32 - Mise à jour à 17:32

Source: Datanews

Les utilisateurs d'applications gratuites sur smartphone divulguent, souvent inconsciemment, des informations sensibles afin de pouvoir utiliser l'application, ressort-il jeudi d'une étude réalisée par l'association de consommateur Test-Achats, portant sur 26 applications populaires.

Les applications gratuites sur smartphone ont aussi un coût (Test-Achats)

Certaines applications requièrent en effet un accès à des données précises comme la localisation de l'utilisateur, sa liste de contacts, voire ses mots de passe, explique Test-Achats. "De grandes entreprises sont prêtes à dépenser beaucoup d'argent pour obtenir des informations personnelles sur le comportement des consommateurs et pouvoir ensuite mener des campagnes publicitaires ciblées. Les développeurs peuvent ainsi gagner des sommes importantes, même si l'application est gratuite."

Test-Achats a trouvé quelques applications demandant l'accès à des informations sans aucun rapport avec leur fonction. Les applis telles que TuneIn Radio et Angry Birds transmettent ainsi régulièrement la position de l'utilisateur aux serveurs d'un tiers. La version Android de Bpost Mobile Postcard envoie quant à elle le code d'identification unique de l'utilisateur à une société spécialisée en publicité.

L'association de consommateurs note également une différence entre les différents systèmes d'exploitation. "Le système d'exploitation iOS 7 permet un choix dans les autorisations que l'utilisateur donne aux applications, alors que les systèmes Android et Windows Phone ne permettent que d'accepter toutes les autorisations ou de ne pas utiliser l'application", indique Test-Achats, qui précise que "Windows Phone dépasse carrément les bornes puisque l'utilisateur ne peut même pas voir quelles autorisations il accorde à une application."

Test-Achats demande aux développeurs d'applis de communiquer de façon plus transparente sur le sort des données collectées "afin que l'utilisateur puisse tout au moins décider en pleine connaissance de cause si l'appli mérite qu'il lui sacrifie la confidentialité de ses données", et "exhorte les consommateurs à lire en détail les demandes d'autorisation avant de les accepter ou non." (Belga)

En savoir plus sur:

Nos partenaires