Les Allemands ne veulent plus de GSM Nokia

23/01/08 à 16:00 - Mise à jour à 15:59

Source: Datanews

Selon un sondage réalisé pour l'hebdomadaire Stern, 56% des Allemandsne veulent plus de portable Nokia à l'avenir, et 68% d'entre eux pensentque l'image du groupe en Allemagne va garder des séquelles de son retraitbrutal d'Allemagne.

Selon un sondage réalisé pour l'hebdomadaire Stern, 56% des Allemandsne veulent plus de portable Nokia à l'avenir, et 68% d'entre eux pensentque l'image du groupe en Allemagne va garder des séquelles de son retraitbrutal d'Allemagne.

Le numéro un mondial de la téléphonie mobile va fermer son usine deBochum (ouest) au profit d'un site en Roumanie, évoquant des coûts dutravail trop élevés en Allemagne. Sa décision, qui va se traduire parplusieurs milliers de suppressions d'emplois, a soulevé un tollé dans lepays, notamment dans la classe politique.

Le patron de Nokia, Olli-Pekka Kallasvuo, pense lui aussi que ladélocalisation en Roumanie "va avoir une influence" sur les comportementsd'achat des Allemands, a-t-il reconnu dans un entretien au quotidienFrankurter Allgemeine Zeitung. "Et je peux même le comprendre", a-t-ilajouté.

"Mais le consommateur ne pourra pas acheter de portable +made inGermany+ d'un autre constructeur", a-t-il rappelé. L'usine de Nokia étaitla dernière usine de portable implantée en Allemagne, après le retraitprogressif des autres constructeurs.

M. Kallasvuo a également répété que la décision de son groupe étaitirrévocable. "J'ai beaucoup de mal à croire que de nouvelles informationspuissent émerger qui remettent en cause la décision", a-t-il dit. MaisNokia est prêt à "discuter avec les personnes concernées et à vraimentchercher des solutions".

Le patron de Nokia a accordé deux entretiens à la presse allemande demercredi, les premiers depuis la semaine dernière, où il tente dejustifier la décision de son groupe.

"Nous produisons à Bochum environ 6% de nos portables. En revanche,Bochum contribue à hauteur de 23% à nos coûts salariaux directs dans lesusines", a-t-il indiqué au journal économique Handelsblatt. Au-delà des coûts plus élevés en Allemagne, il déplore également queles sous-traitants aient refusé de s'implanter à Bochum.

Source: Belga

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