Les Affaires Etrangères en quarantaine numérique après le piratage: personne ne peut surfer ou mailer

12/05/14 à 17:35 - Mise à jour à 17:35

Source: Datanews

Les Affaires Etrangères se sont vu dérober des informations confidentielles. Pour éviter la fuite d'autres renseignements, personne au sein de la diplomate belge n'est encore provisoirement autorisé à surfer sur le net ou à s'échanger des courriels.

Les Affaires Etrangères en quarantaine numérique après le piratage: personne ne peut surfer ou mailer

© Belga

Ce week-end, les Affaires Etrangères se sont vu dérober des informations confidentielles à propos de la crise en Ukraine, probablement par la Russie. Pour éviter la fuite d'autres renseignements encore, personne au sein de la diplomate belge n'est encore provisoirement autorisé à surfer sur le net ou à s'échanger des courriels.

Samedi passé, l'on apprenait que le réseau informatique du Service Public Fédéral Affaires Etrangères avait été piraté.

Selon les premières constatations, ce sont principalement des informations confidentielles à propos de la crise ukrainienne qui auraient été volées et ce, via un virus malfaisant: un cheval de Troie.

Selon les premiers indices, ce serait la Russie qui serait responsable de ce virus, même si ce n'est pas encore certain à cent pour cent. L'on ne connaît pour l'instant pas clairement non plus l'ampleur de cet acte d'espionnage et l'importance des dommages.

Les informaticiens des Affaires Etrangères collaborent avec le service de renseignements militaire de notre pays en vue de supprimer les programmes malfaisants du réseau d'ordinateurs piratés. Aucun risque n'est pris dans le cadre de cette opération. Pour empêcher que d'autres renseignements confidentiels prennent la clé des champs, personne au sein des Affaires Etrangères n'est provisoirement autorisé à surfer sur internet ou à s'échanger des courriels, peut-on lire dans le journal De Tijd. "Nous sommes au point de vue numérique entièrement coupés du monde extérieur", annonce Hendrik Van de Velde, porte-parole des Affaires Etrangères, au journal. "Nous ne pouvons plus que communiquer en interne. Cela durera certainement encore le restant de la journée, si pas davantage."

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