Le vagin français qui cause du souci à Facebook

10/03/15 à 13:48 - Mise à jour à 13:48

Source: Datanews

La justice française a remis Facebook à sa place, après que le site social ait qualifié de pornographique la fameuse toile 'L'Origine du Monde'.

Le vagin français qui cause du souci à Facebook

L'origine du Monde. © Photo: Flickr / Michele M. F

La peinture en question, l'oeuvre de Gustave Courbet, avait été mise sur Facebook par un enseignant français, après quoi le site de socialisation a éjecté ce dernier pour avoir enfreint les règles en vigueur. L'homme a ensuite porté plainte contre Facebook, parce que le site était incapable de faire la différence entre la pornographie et l'art.

Selon AFP, Facebook argumentait que l'homme s'était déclaré d'accord avec les conditions du site. Celles-ci indiquent en outre que Facebook dépend de la juridiction de l'état américain de Californie. Mais la justice française ne l'accepte pas. Elle estime que ces conditions sont déloyales du fait que les 22 millions d'utilisateurs de Facebook en France ne peuvent ainsi pas déposer des plaintes contre le site dans leur propre pays.

Un jugement définitif quant à l'insertion autorisée ou non de la peinture est prévu pour le 21 mai. Mais cette affaire pourrait causer un précédent. Aujourd'hui, en fonction des règles en vigueur chez Facebook, il n'est en effet pas évident du tout de rappeler le site social à l'ordre.

Facebook traîne une réputation de censure très aiguë en matière de nu. La violence, les armes, le harcèlement, les campagnes de haine et d'innombrables photos de bébé ne sont en général pas rejetés par l'équipe de censure de l'entreprise, mais un sein dénudé ou un peu de sexe risquent de choquer les utilisateurs, selon le site.

Pour passer en revue toutes les images, Facebook utilise des algorithmes soutenus par une équipe appelée à juger si quelque chose enfreint les règles ou pas. Une exception est faite aujourd'hui pour les photos d'alimentation de bébés au sein. Mais l'équipe fait régulièrement fausse route, comme lorsque les coudes d'une femme avaient été erronément considérés comme ses seins et comme dans le cas de cette peinture, qui peut être admirée depuis quelques années déjà par le grand public au Musée d'Orsay de Paris.

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