Le soutien de sa CEO à Trump provoque le départ d'un collaborateur d'Oracle

21/12/16 à 11:51 - Mise à jour à 11:51

Source: Datanews

Safra Catz, co-CEO d'Oracle, fera partie de l'équipe de transition mise en place par Donald Trump. Sa promesse de soutenir le futur président des Etats-Unis constitue cependant pour un employé une raison suffisante de quitter l'entreprise.

Le soutien de sa CEO à Trump provoque le départ d'un collaborateur d'Oracle

Safra Catz co-ceo van Oracle © .

Il s'agit d'un certain George A. Polisner, un senior project coordinator auprès des Managed Cloud Services d'Oracle. Il travaillait pour l'entreprise depuis 1992 avec entre-temps des passages chez Dell et HP Enterprise notamment entre 2006 et 2012. Sur LinkedIn, il a fait connaître son dépit à propos de la prise de position de sa CEO.

Polisner écrit entre autres que le futur président américain alimente la haine et la violence à l'égard des non-blancs, des musulmans et des immigrants et qu'il en est par conséquent responsable. Il évoque l'attitude peu respectueuse de Trump envers les femmes, les anciens combattants et les handicapés, mais aussi le fait que son gouvernement entend réduire les mesures environnementales en vigueur, bidouiller le système de l'enseignement et limiter les droits des homosexuels et des transgenres.

La position de Polisner n'est pas étonnante dans la mesure où il défend ouvertement le parti démocrate. Mais il est néanmoins singulier qu'un employé s'en prenne si explicitement à sa co-CEO (Catz dirige l'entreprise conjointement avec Mark Hurd) à cause de ses prises de position politiques.

Il n'est toutefois pas le seul collaborateur d'une entreprise technologique à exprimer son inquiétude. C'est ainsi que circule actuellement une pétition parmi le personnel d'IBM, par laquelle des employés demandent à leur CEO de respecter les valeurs de l'entreprise, telles la diversité, l'inclusion et l'éthique. Le CEO d'Apple, Tim Cook, s'est vu lui également contraint d'insister auprès de son équipe sur le fait que s'il parle avec le futur président, c'est surtout pour faire entendre sa voix dans le débat.

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