'Le service de renseignements américain NSA admet des pratiques de mise sur écoute'

17/06/13 à 13:23 - Mise à jour à 13:23

Source: Datanews

Lors d'une réunion à huis clos des membres du congrès, la NSA aurait admis avoir mis sur écoute les communications téléphoniques d'Américains, sans en avoir reçu un ordre judiciaire.

'Le service de renseignements américain NSA admet des pratiques de mise sur écoute'

© Reuters

La NSA - l'une des associations impliquées dans le fameux scandale PRISM - a reconnu avoir mis sur écoute les conversations téléphoniques de citoyens américains sans autorisation judiciaire. Les analystes de la NSA en auraient pris individuellement la décision en toute indépendance et auraient interprété ainsi de manière très large la loi, selon le ministère américain de la Justice. Voilà ce qu'annonce le site technologique CNET, informé par le parlementaire démocrate Jerrold Nadler.

Le fait que la NSA contrôle aussi le trafic e-mail et SMS, ainsi que les services de messagerie instantanée sans ordre, n'a, lui, pas été confirmé, mais est bien probable.

Les entreprises technologiques jouent l'ouverture Aujourd'hui, toujours plus de grandes entreprises technologiques citées dans le scandale PRISM jouent la carte de l'ouverture sur les pratiques des services de renseignements américains. C'est ainsi qu'Apple vient de publier une lettre ouverte, dans laquelle elle affirme avoir reçu ente le 1er décembre 2012 et le 31 mai 2013 4.000 à 5.000 requêtes d'instances publiques américaines, afin d'obtenir des données concernant 9.000 à 10.000 comptes ou appareils. Apple prétend avoir fait examiner ces requêtes par une équipe juridique. En outre, les autorités n'auraient en aucun cas eu accès à des conversations iMessages ou FaceTime en raison d'un cryptage spécial.

Précédemment, Facebook avait également fait preuve de transparence: le site social a reçu au cours du second semestre de l'année dernière 9.000 à 10.000 requêtes des autorités. Cela concerne 18.000 à 19.000 utilisateurs. Selon Facebook, 'c'est un petit nombre en comparaison avec nos 1,1 milliard d'utilisateurs.'

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