Le secteur des taxis bruxellois demande des mesures concrètes à l'encontre d'Uber

10/12/14 à 13:54 - Mise à jour à 13:54

Source: Datanews

Dans un courrier adressé au ministre bruxellois de la mobilité Pascal Smet (SP.A), le secteur des taxis bruxellois l'a invité à adopter une politique d'interdiction sans ambiguïté du 'service de taxi par smartphone' Uber. Entre-temps, les taxis ont lancé eux-mêmes une campagne de sensibilisation dans la capitale.

Le secteur des taxis bruxellois demande des mesures concrètes à l'encontre d'Uber

© Uber

A partir de ce mercredi, une grande partie des taxis bruxellois va apposer sur ses véhicules un sticker portant ce slogan: 'Ensemble pour une conduite socialement responsable', en réaction à la concurrence de l'appli des taxis Uber.

Actes concrets

Le secteur constate que le ministre Smet a finalement fait savoir sans réserve que les services de transport de personnes d'UberPop (la version allégée d'Uber qui est active à Bruxelles) sont illégaux.

'Nous demandons à présent au ministre de traduire cela dans des actes concrets', peut-on lire dans un communiqué de presse. 'Par le biais de nouveaux arrêtés ministériels, des moyens juridiques devraient être dégagés pour appliquer une politique d'interdiction et lutter contre la fraude.'

Niveau fédéral

Le front commun des associations et centrales de taxis bruxelloises espère que le gouvernement bruxellois collaborera dans ce but avec d'autres niveaux de pouvoir, tout particulièrement avec les services fédéraux de lutte contre la fraude, afin de mettre en oeuvre des procédures pénales.

Le secteur ne souhaite en tout cas pas débattre sur d'autres sujets, tels la poursuite de l'innovation, aussi longtemps que les pouvoirs publics ne se concentrent pas sur l'éradication concrète du service de taxi illégal.

Actions

Le front commun des taxis n'exclut pas des actions, si rien de concret n'est entrepris. 'Nous tentons de dissuader nos gens de faire grève ou de manifester. Les clients n'aiment pas cela, et cela ne pourrait que jouer en faveur d'Uber', déclare Pierre Steenberghen, son porte-parole. 'Nous pourrions par contre rouler un jour entier sans taximètre, si les autorités finissent quand même par jouer la carte de l'illégalité.' (Belga/MI)

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