Le ministre De Clerck envisage la création d'un centre axé sur la cybercriminalité

26/02/10 à 10:30 - Mise à jour à 10:29

Source: Datanews

Stefaan De Clerck, le ministre de la Justice, envisage de créer un centre destiné à s'occuper de cybercriminalité au sens large. Le groupe de travail Recherche Internet va examiner si des modifications légales sont nécessaires au niveau des activités de dépistage sur internet.

Stefaan De Clerck, le ministre de la Justice, envisage de créer un centre destiné à s'occuper de cybercriminalité au sens large. Le groupe de travail Recherche Internet va examiner si des modifications légales sont nécessaires au niveau des activités de dépistage sur internet.

Voilà ce qu'a déclaré le ministre De Clerck à la commission compétente de la Chambre, où il a été interpelé par Peter Luykx (N-VA) à propos de l'émergence de groupes incitant à la haine sur les sites web de socialisation comme Facebook. Selon Luykx, les incitations à la haine sur les sites sociaux sont toujours plus énergiques. Il souhaite éviter que naisse l'impression que les groupes d'incitation à la haine et le langage ordurier sur internet "deviennent quelque chose de banal" ou que "Facebook et autres Twitter s'enlisent et deviennent un cloaque de haine et de racisme". Le député se demande comment intervenir, sans pour autant toucher au droit à la liberté d'expression.

Le ministre De Clerck considère ce genre de comportement social comme "un élément d'une problématique qui doit être approchée plus en largeur". Il envisage dès lors aussi la nécessité d'une initiative globale, par exemple la création d'un nouveau centre axé sur la cybercriminalité. Il a dans ce but récemment visité un centre similaire à Dublin. Autour de la Federal Computer Crime Unit, un groupe de spécialistes se serait entre-temps constitué pour détecter la cybercriminalité au sens large.

Luykx estime pour sa part que les gestionnaires des sites web portent eux-mêmes une grande responsabilité. "Dans leur règlement interne, ils demandent de ne pas poster des messages haineux, des menaces ou de la violence gratuite. Mais s'ils ne respectent pas eux-mêmes leurs propres règles, il convient de les rappeler à l'ordre", conclut le parlementaire de la N-VA.

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