Le Japon fabrique une cyber-arme 'virale'

09/01/12 à 12:18 - Mise à jour à 12:18

Source: Datanews

Fujitsu fabriquerait pour le gouvernement japonais une arme de cyber-défense à base de 'virus', selon certaines sources nippones.

Le Japon fabrique une cyber-arme 'virale'

Fujitsu fabriquerait pour le gouvernement japonais une arme de cyber-défense à base de 'virus', selon certaines sources nippones.

Le journal japonais Yomiuri Shimbun a signalé que le ministère nippon de la défense préparait "un virus informatique capable de tracer, d'identifier et de désactiver les sources de cyber-attaques." L'étude aurait démarré en 2008 et a fait l'objet d'un budget de quelque 2,3 millions de dollars. L'exécution du projet serait confiée à Fujitsu, qui s'est "abstenue de tout commentaire sur le sujet", selon le journal japonais. L'arme de défense serait testée dans un réseau fermé et aurait confirmé sa fonctionnalité, notamment pour ce qui est de détecter les sources d'attaques 'déni de service' distribuées.

Le Japon se fait manifestement des soucis à propos des développements à l'échelle mondiale dans le domaine du lancement de cyber-conflits avec entre autres des activités aux Etats-Unis et en Chine. Le pays aurait déjà à plusieurs reprises été la cible d'attaques, notamment un important fournisseur de moyens de défense (Mitsubishi Heavy Industries) et des missions diplomatiques nippones à l'étranger. Le journal Yomiuri Shimbun indique que le code pénal japonais interdit la production de virus, de sorte que l'utilisation de cette arme - y compris contre des tiers (étrangers) - n'est pas possible. Il est dès lors recommandé de revoir la "définition légale de l'arme" Le ministère japonais de la défense "envisagerait en outre de ne pas l'utiliser à l'étranger, parce que le programme a été développé à des fins de défense, comme l'identification du terminal au sein des Self-Defence Forces [l'armée nippone, ndlr] initialement pris pour cible".

L'idée d'utiliser des virus (ou d'autres formes de code auto-répliquant) à des fins positives n'est pas neuve. Même le premier chercheur en matière de virus dans la pratique, Fred Cohen, avait envisagé des possibilités pour les virus, notamment lors de la maintenance des systèmes. D'autre part, il y avait eu aussi à l'époque une intense résistance, vu la difficulté de garder ce genre de software sous contrôle. D'ailleurs, des experts ont déjà fait observer à propos du projet japonais qu'il pourrait toucher aisément des tiers innocents.

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